Le président du Cadre de concertation de la société civile territoriale de Popo-Kabaka, Didier Mababeni, a salué la distribution d’un important lot de vivres et de biens non alimentaires en faveur des populations déplacées et vulnérables du territoire.
Selon le résident du Cadre de concertation de la société civile territoriale de Popo-Kabaka, cette assistance, déployée depuis le 29 mai 2026 à travers plusieurs groupements du secteur de Popo-Kabaka, répond à un appel lancé de longue date par les acteurs de la société civile locale. Il rappelle que cette demande avait notamment été formulée lors du passage du ministre délégué à la Défense et aux Anciens combattants, Éliezer Tambwe, au chef-lieu du territoire en février 2026 dans le cadre des opérations de désarmement.
« Nous avons plaidé pour que les populations reçoivent une aide humanitaire. Aujourd’hui, cette réponse nous va droit au cœur et nous remercions tous ceux qui ont contribué à cette assistance », a déclaré Didier Mababeni.
La misère demeure, mais l’insécurité a reculé
Le responsable de la société civile affirme que la principale difficulté à laquelle les habitants font face actuellement reste la précarité sociale et économique laissée par les violences passées. Il soutient qu’aucun incident sécuritaire majeur lié au phénomène Mobondo n’a été enregistré dans le territoire depuis plusieurs semaines. Selon lui, les habitants circulent librement dans les différents villages et localités sans être inquiétés.
« Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est surtout la misère laissée par les conflits. Depuis le 30 avril 2026, aucun cas d’attaque n’a été signalé. La population a davantage besoin d’assistance que de discours entretenant l’image d’une insécurité permanente », a-t-il indiqué.
Appel à un accompagnement durable pour la relance du territoire
Tout en remerciant les organisations humanitaires pour leur intervention, Didier Mababeni appelle les partenaires à maintenir leur soutien en faveur de Popo-Kabaka. Il souligne que le territoire continue de faire face à de nombreux défis, notamment la dégradation des infrastructures, le mauvais état des routes et les conséquences socio-économiques des violences qui ont affecté la région.
Le président du Cadre de concertation de la société civile territoriale estime que l’image négative longtemps associée à Popo-Kabaka appartient désormais au passé et plaide pour que les efforts se concentrent sur la reconstruction et le développement du territoire.
« Nous souhaitons être accompagnés pour remonter la pente et surmonter les séquelles laissées par cette période difficile. Nous remercions tous ceux qui ont déjà apporté leur contribution et les encourageons à poursuivre leur soutien à la population de Popo-Kabaka ».
La Gazette du Continent
