Des candidats magistrats réservistes montent au créneau après la publication d’un communiqué du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) rappelant aux magistrats les règles de communication avec leur hiérarchie. Dans une déclaration, ces candidats affirment qu’ils continueront à réclamer leur nomination tant que leur dossier n’aura pas abouti. Ils dénoncent plusieurs années d’attente et des conditions de vie difficiles à Kinshasa depuis 2022.
« Notre droit à réclamer se fera jusqu’à ce que nous obtenions la nomination », déclarent-ils, évoquant « quatre années de souffrance » et l’absence de compassion des autorités face à leur situation.
Des frustrations face à une attente prolongée
Les candidats réservistes disent également déplorer la perte de plusieurs de leurs collègues durant cette période d’attente. Selon eux, le silence ne serait pas une option au regard des sacrifices consentis par certains candidats disparus avant l’aboutissement du dossier. Ils se disent aussi surpris de voir, selon leurs propos, « plus de 2.000 magistrats payés sans travailler depuis plus de cinq mois », alors qu’eux-mêmes continuent de subir ce qu’ils qualifient d’« injustice ».
Ces candidats appellent ainsi les autorités compétentes à se pencher rapidement sur leur dossier afin de mettre fin à une situation qui dure depuis plusieurs années.
Le Conseil supérieur de la magistrature met en garde contre les réseaux sociaux
Dans un communiqué de service signé le 22 mai 2026 à Kinshasa, le secrétaire permanent et porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, Télesphore Nduba Kilima, rappelle que la correspondance administrative demeure le canal officiel pour s’adresser à la hiérarchie judiciaire. Le CSM estime qu’il n’est « pas admissible » que des magistrats utilisent les réseaux sociaux pour publier ou transférer des informations sans vérification préalable.
Le communiqué prévient que ce type de comportement peut exposer ses auteurs à des poursuites pénales et disciplinaires, insistant sur le respect des règles déontologiques et des valeurs professionnelles de la magistrature. Le Conseil supérieur de la magistrature considère enfin ce communiqué comme un « rappel ultime » destiné à mettre fin aux publications susceptibles de nuire à l’image du corps judiciaire et à la relation entre les magistrats et leur hiérarchie.
CSM est un organe de gestion de magistrats
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) est l’organe chargé de la gestion de la carrière des magistrats en République Démocratique du Congo. Depuis plusieurs années, des candidats magistrats réservistes réclament leur nomination officielle, dénonçant la lenteur administrative et leurs conditions de vie précaires dans l’attente de leur intégration effective dans le corps judiciaire.
La Gazette du Continent
