Le gouvernement congolais et les Nations unies ont échangé ce jeudi 14 mai 2026 à Kinshasa sur les possibilités de réouverture de l’aéroport international de Goma afin de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, où la situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante.
La rencontre a réuni le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, et la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies en RDC, Vivian Van de Perre.

Au centre des discussions figurait la question de la reprise des vols humanitaires vers Goma, dans un contexte marqué par les conséquences du conflit armé dans le Nord-Kivu et les difficultés d’accès aux populations déplacées.
Selon les informations communiquées à l’issue de la réunion, les deux parties ont examiné les conditions sécuritaires et techniques nécessaires à une éventuelle reprise des activités aériennes humanitaires. L’objectif affiché est de permettre l’acheminement plus rapide de médicaments, de vivres et d’autres formes d’assistance d’urgence aux milliers de déplacés internes présents dans la région.

Depuis plusieurs mois, les restrictions autour de l’aéroport de Goma compliquent considérablement les opérations logistiques des organisations humanitaires nationales et internationales. Plusieurs agences de secours considèrent cette infrastructure comme un point stratégique pour la coordination des interventions dans l’Est du pays.
Les échanges ont également porté sur le respect du cessez-le-feu dans les zones affectées par les affrontements armés. Les Nations unies ont réaffirmé leur volonté d’accompagner les efforts de stabilisation et de protection des populations civiles.
Par ailleurs, les discussions ont abordé le soutien de l’ONU à la réforme de la Police nationale congolaise. Les autorités congolaises travaillent actuellement sur la mise en œuvre de la loi de programmation de la PNC, présentée comme un cadre destiné à moderniser les capacités opérationnelles et institutionnelles de la police.

Sur le terrain, plusieurs acteurs humanitaires continuent d’alerter sur l’aggravation des besoins dans les camps de déplacés autour de Goma et dans d’autres zones du Nord-Kivu. Ils estiment qu’une reprise partielle ou progressive des vols humanitaires pourrait améliorer l’accès à certaines localités difficiles à atteindre par voie terrestre.
Toutefois, aucune date officielle de réouverture de l’aéroport n’a été annoncée à l’issue de la rencontre. Les discussions entre les autorités congolaises, les Nations unies et les autres acteurs concernés se poursuivent autour des garanties sécuritaires et des modalités techniques d’une éventuelle reprise des opérations aériennes humanitaires.
Magloire Mutulwa
