Juvénal Munubo sort du silence. Dans une déclaration publiée ce samedi 28 mars, sur son compte Twitter, l’avocat et ancien député national a posé les jalons de ce que devrait être, selon lui, la trajectoire politique de la République démocratique du Congo (RDC) pour les années à venir. Pour l’ancien membre du Groupe des treize personnalités (G13), le temps presse.
2026, l’année de tous les enjeux
S’appuyant sur la Constitution du 18 février 2006, Juvénal Munubo rappelle que le prochain cycle électoral doit aboutir fin 2028. Dans ce calendrier, l’année 2027 fera office de période préélectorale. Par conséquent, l’année 2026, actuellement en cours, s’impose comme le moment crucial pour opérer les réformes nécessaires.
L’ancien élu insiste sur les piliers qui doivent porter ces changements : « consensualité, transparence, crédibilité et inclusivité ». Pour lui, il s’agit d’un impératif pour garantir la stabilité du processus à venir.
Un renouvellement radical de la CENI
Le constat de l’avocat sur le dernier cycle électoral est sans équivoque. Pour « corriger les ratés de 2023 », il préconise une mesure radicale : le remplacement des animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Selon lui, ce changement doit s’opérer à tous les échelons, « y compris dans les territoires ».
Parallèlement à ce renouvellement humain, il appelle à une « évaluation sans complaisance » de l’examen des contentieux électoraux, un volet souvent critiqué lors des précédentes consultations.
Diplomatie et édifice démocratique
Au-delà des questions purement techniques, Juvénal Munubo lie la réussite du processus démocratique à la situation sécuritaire. Il exhorte ainsi les autorités à fournir des efforts, notamment sur le plan diplomatique, pour « ramener rapidement la paix à l’Est du pays ».
En conclusion de son plaidoyer, l’ancien parlementaire a tenu à réaffirmer son engagement civique. Rappelant son rôle passé au sein du G13, il se dit « disposé à apporter sa modeste contribution » à la construction de la démocratie congolaise, clôturant son message par un appel aux « sentiments patriotiques ».
Tenplar Ngwadi
