La tension est montée d’un cran entre les États-Unis et l’Iran autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part majeure du pétrole mondial. Après une brève réouverture intervenue la veille, Téhéran a annoncé le rétablissement d’un contrôle strict de cette voie maritime cruciale.
Cette décision iranienne intervient en réponse à la position ferme du président américain. Vendredi soir, ce dernier a averti qu’il maintiendrait le blocus des ports iraniens en l’absence d’un accord de paix, tout en laissant planer le doute sur une éventuelle prolongation du cessez-le-feu.
Dans une déclaration diffusée par la télévision d’État iranienne, le porte-parole des forces armées iraniennes, Ebrahim Zolfaghari, a justifié cette mesure. Un présentateur a relayé son communiqué, déclarant : « Selon le porte-parole du siège central de Khatam al-Anbiya, après des accords conclus dans le cadre de négociations et en toute bonne foi, l’Iran avait accepté le passage contrôlé d’un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. Mais les Américains, qui ont déjà violé à plusieurs reprises leurs engagements, continuent de se livrer à des actes de banditisme et de piraterie sous prétexte d’un soi-disant “blocus”. »
Dans la foulée de cette déclaration, les autorités iraniennes ont confirmé le retour à un contrôle strict du détroit d’Ormuz. Une décision qui ravive les inquiétudes sur la sécurité des flux pétroliers mondiaux et accentue la pression sur des marchés énergétiques déjà sous tension.
Tenplar Ngwadi
