La tension diplomatique s’invite au cœur de la capitale fédérale américaine. En marge d’un briefing consacré à la 13e Conférence des gouverneurs, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a fait état d’un sérieux incident de sécurité survenu à Washington.
Les faits concernent l’établissement hôtelier où réside actuellement la Première Dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi.
Présente sur le sol américain à l’invitation de l’épouse du président Donald Trump, Denise Nyakeru Tshisekedi participe à un sommet international réunissant plusieurs premières dames.
Selon les déclarations officielles, des individus, dont l’identité n’a pas encore été formellement établie, auraient tenté de s’introduire dans l’hôtel de la délégation congolaise. Si le bilan précis de cet acte n’a pas été communiqué, le gouvernement congolais a affirmé être en « contact étroit » avec les autorités américaines afin de faire toute la lumière sur les circonstances de cet incident.
La RDC, qui reste prudent, a indiqué réserver de plus amples précisions à une communication ultérieure, une fois les éléments d’enquête approfondis.
L’aspect le plus politique de cette révélation réside dans l’analyse faite par le porte-parole du gouvernement. Lors de son intervention, Patrick Muyaya a explicitement fait une « corrélation » entre cet incident sécuritaire en territoire américain et le Rwanda.
Cette déclaration, bien que concise, intervient dans un contexte de relations particulièrement heurtées entre Kinshasa et Kigali, suggérant que l’exécutif congolais soupçonne une possible instrumentalisation ou un lien avec le voisin rwandais derrière cet incident visant la Première Dame.
Tenplar Ngwadi
