Le Groupe d’Appui à l’Ancien Président de la République Joseph Kabila (G.A.A.P.R) s’oppose fermement à toute initiative visant à modifier la Constitution de la République Démocratique du Congo afin de permettre un troisième mandat au Président Félix-Antoine Tshisekedi.
Dans une déclaration rendue publique le 9 mai 2026, le coordonnateur du mouvement, l’Ambassadeur Thierry Lowete, estime que le pays traverse une période marquée par des « reculs démocratiques » et une « érosion progressive de l’État de droit » depuis l’arrivée au pouvoir du chef de l’État.
Pour cette structure proche de l’ancien Président Joseph Kabila, toute tentative de révision constitutionnelle constituerait une menace directe contre l’alternance démocratique et la souveraineté populaire consacrées par la Constitution de 2006.
Le G.A.A.P.R affirme que le projet de réforme constitutionnelle, porté notamment à travers une loi sur le référendum, viserait à contourner les principes établis afin de maintenir le Président Tshisekedi au pouvoir au-delà de son mandat légal. Selon cette plateforme, la Constitution actuelle a été conçue pour empêcher les abus liés à la concentration du pouvoir et garantir le renouvellement démocratique à la tête du pays. Elle rappelle que l’article 220 verrouille la limitation des mandats présidentiels et interdit toute modification susceptible de permettre un troisième mandat.
Le mouvement soutient également que la majorité des Congolais reste attachée au principe de l’alternance politique et rejette toute perspective de modification de la loi fondamentale.
Le respect de la Constitution est une condition de stabilité
Dans son communiqué, le G.A.A.P.R estime que les crises politiques qu’a connues la RDC sont souvent nées des tentatives de confiscation du pouvoir par les dirigeants en place. Le groupe considère qu’un éventuel troisième mandat risquerait d’alimenter de nouvelles tensions politiques et de fragiliser davantage la stabilité nationale. La structure évoque également les conséquences observées dans certains pays africains où les prolongations de mandats présidentiels ont conduit, selon elle, à des coups d’État, des soulèvements populaires ou des épisodes de répression.
Pour le signataire du document, la paix et la stabilité du pays passent avant tout par le respect strict de la Constitution et des mécanismes démocratiques prévus par la loi.
Les déclarations de Tshisekedi du 6 mai au centre de la polémique
Le G.A.A.P.R fait directement référence à la conférence de presse tenue par le Président Félix-Antoine Tshisekedi le 6 mai 2026 à Kinshasa. Le groupe accuse le chef de l’État d’avoir exprimé son intention de briguer un troisième mandat en s’appuyant sur une prétendue demande populaire.
Le mouvement qualifie cette démarche de « dérive inquiétante » susceptible de remettre en cause les acquis démocratiques obtenus depuis l’Accord de Sun City et la première alternance pacifique intervenue en RDC.
Appel à la mobilisation nationale
Face à cette situation, le Groupe d’Appui à l’Ancien Président Joseph Kabila appelle les forces vives de la nation à se mobiliser pour défendre la Constitution et empêcher toute modification ouvrant la voie à un troisième mandat présidentiel. Le mouvement conclut en réaffirmant que la souveraineté appartient au peuple congolais et que celui-ci ne doit pas renoncer aux principes démocratiques consacrés par la Constitution du 18 février 2006.
La Gazette du Continent
