La République Démocratique du Congo (RDC) accueille depuis ce mardi 10 mars un atelier conjoint de haute importance, dédié à la réflexion sur les minerais stratégiques et leur impact sur la sécurité dans le Bassin du Congo.
L’événement, qui se tient au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) à Kinshasa, a été officiellement ouvert par le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita.

Cet atelier est le fruit d’une collaboration stratégique entre le CHESD et le Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique (CESA), rattaché à l’Université Nationale de Défense des États-Unis. Durant trois jours, les participants se pencheront sur les questions cruciales liées aux minerais critiques dans une dynamique globale, ainsi que sur leurs implications en matière de conflits et de sécurité en Afrique centrale. Les discussions aborderont également les stratégies de coordination des minerais critiques, visant à garantir la transparence et la redevabilité pour une coopération régionale apaisée et des partenariats extérieurs équitables.
Dans son discours inaugural, le VPM de la Défense Nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a exprimé le souhait que les recommandations issues de ces travaux contribuent à une gestion intelligente et efficace de ces minerais essentiels présents dans le Bassin du Congo, en vue de garantir la paix dans la sous-région. « Réfléchir sur les minerais critiques et les ressources sécuritaires dans le Bassin du Congo, est une contribution substantielle à l’intelligence nécessaire à leur exploitation. L’histoire retiendra que l’exploitation illicite de nos ressources est l’une des causes profondes des différentes guerres agressions dans l’Est du pays », a-t-il souligné.

Il a également renchéri que « L’exploitation des ressources minérales de la RDC dans le cadre de l’accord de Washington est un élément moteur pour la pacification de la Région des Grands Lacs. Notre pays est résolu à avancer et met tout en œuvre pour s’assurer que les ressources soient exploitées pour le bien-être national devant se refléter dans le vécu quotidien du congolais. »
Pour sa part, le Directeur général du CHESD, le Général-Major Augustin Mamba, a mis en lumière le contexte géopolitique et technologique actuel des minerais critiques, particulièrement impacté par la révolution numérique et l’intelligence artificielle. « Le 21e siècle est une ère où la technologie a atteint un niveau jamais égalé. Cette évolution technologique a rendu certaines ressources incontournables, stratégiques, vitales ou critiques », a-t-il affirmé.

Tenant compte de cette période riche en opportunités et en défis, Amanda Dory, directrice du Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique (CESA), a insisté sur le potentiel transformateur des choix stratégiques opérés dans le bassin du fleuve Congo pour des millions de vies dans la région et au-delà. Elle a encouragé les experts à nourrir de grandes attentes quant aux résultats de ce travail collectif.

Tenplar Ngwadi
