À l’occasion de la commémoration du 24 avril, date marquant le début du processus de démocratisation en République démocratique du Congo, le député national Peter Kazadi a prononcé, vendredi 24 avril, un discours mobilisateur au siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), à Limete.
Devant les militants et cadres du parti, l’élu national est revenu sur la portée historique de cette date, qu’il considère comme un tournant majeur dans la lutte pour la démocratie en RDC.
« Nous devons savoir que cette date du 24 avril est en fait l’accomplissement de notre combat, celui amorcé depuis longtemps par le fondateur de notre parti », a-t-il déclaré.

L’ancien vice-Premier ministre de l’Intérieur a rappelé que l’ouverture démocratique intervenue sous le régime de Mobutu Sese Seko n’était pas le fruit d’une volonté spontanée du pouvoir de l’époque, mais le résultat de pressions internes exercées par des figures politiques engagées.
« Pourquoi cette démocratisation alors que Mobutu n’en voulait pas ? Parce qu’il y avait des Congolais qui l’ont contraint, notamment Étienne Tshisekedi pour l’instauration de la démocratie », a-t-il affirmé, rendant hommage au fondateur de l’UDPS.
Peter Kazadi a ensuite inscrit ce combat dans une continuité historique, estimant que la lutte engagée hier pour l’avènement de la démocratie se poursuit aujourd’hui à travers les efforts de consolidation institutionnelle et de développement national menés par le président Félix Tshisekedi.

« Si nos pères fondateurs se sont battus pour la démocratie, Félix Tshisekedi se bat aujourd’hui pour la construction du pays, pour la consolidation de la démocratie et pour l’édification de l’État de droit », a-t-il soutenu.
Dans un registre plus politique, il a également mis en garde contre certaines alliances qu’il juge contraires aux intérêts de la nation, évoquant des complicités avec des forces étrangères.
« Certains de nos frères se sont ralliés avec les étrangers pour combattre notre pays et reprendre le pouvoir. Ils oublient qu’un peuple uni est plus puissant qu’une bombe atomique », a-t-il déclaré.
Appelant à la mobilisation des militants, Peter Kazadi a insisté sur la nécessité de disposer d’une « base agissante » pour accompagner l’action du pouvoir en place et préserver les acquis démocratiques.

« Nous devons être unis derrière le chef de l’État », a-t-il conclu.
Cette commémoration du 24 avril intervient dans un contexte politique marqué par les enjeux de consolidation démocratique et de cohésion nationale, plus de trois décennies après les premières réformes ayant ouvert la voie au pluralisme politique en République démocratique du Congo.
Tenplar Ngwadi
