Longtemps considéré comme une chasse gardée masculine, le secteur minier congolais opère sa mue. C’est en substance le message porté par Louis Watum Kabamba, ministre national des Mines, ce 31 mars 2026. Dans une déclaration officielle marquant la fin du mois dédié aux droits de la femme, le membre du gouvernement a salué la « compétence » et la « détermination » de ses compatriotes qui s’imposent désormais à tous les échelons de la chaîne de valeur.
Pour le ministre, l’engagement des femmes ne se limite plus aux marges de l’industrie. Qu’elles évoluent dans l’exploitation artisanale ou au sein des instances de gouvernance stratégique, elles constituent, selon lui, un « levier essentiel » pour accroître la performance et la responsabilité du secteur.
« L’avenir de l’exploitation de nos ressources minières dépend grandement de la pleine participation des femmes », a martelé Louis Watum Kabamba. En renforçant leur place aujourd’hui, le ministère entend préparer les générations futures à hériter d’une industrie plus « équitable, innovante et durable ».
Cette promotion de l’égalité des chances s’inscrit dans une dynamique politique globale. Le ministre a tenu à réaffirmer l’alignement de son action sur la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, garant de la « masculinité positive », et sur les orientations du gouvernement dirigé par la Première ministre, Judith Suminwa.
L’objectif affiché reste l’intégration, la protection et l’autonomisation des femmes pour faire du secteur minier un véritable moteur du développement de la nation. « C’est ensemble que nous construirons un secteur minier durable », a conclu Louis Watum Kabamba, appelant à une valorisation constante des talents féminins.
Tenplar Ngwadi
