Le gouvernement congolais passe à l’offensive contre l’insécurité. Le mardi 31 mars 2026, une réunion interinstitutionnelle de haut niveau s’est tenue au ministère de l’Intérieur à Kinshasa. Autour de la table, le Vice-Premier ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, son homologue de la Défense, Guy Mwadiamvita Kambombo, ainsi que le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko. L’objectif : identifier les racines de la criminalité urbaine et y apporter une réponse immédiate.
Le diagnostic posé par les autorités est sans appel. La recrudescence des crimes dans les villes et cités de la République Démocratique du Congo est alimentée par trois facteurs majeurs : un déficit de discipline et de commandement dans certaines unités, la prolifération des armes légères et de petit calibre, ainsi qu’une insuffisance notoire des mécanismes de contrôle interne et de sanctions.
Face à cette situation, le gouvernement a acté le lancement officiel d’une opération de contrôle intitulée « lutte contre la détention illicite des armes ». Cette mission sera conduite par la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC), avec l’appui opérationnel de la Police Militaire.
Le ton se durcit également à l’égard des porteurs d’uniforme. Le Chef d’État-Major Général des FARDC et le Commissaire Général de la Police Nationale ont reçu des instructions claires pour sanctionner sévèrement les éléments impliqués dans la circulation illicite d’armes. Pour le gouvernement, ces « éléments auteurs ou vecteurs » sont à l’origine de la nouvelle forme de criminalité qui frappe le pays.
Afin de marquer les esprits et de renforcer l’aspect pédagogique de la répression, les autorités ont annoncé l’intensification des audiences foraines. Ces procès publics visent à produire un effet dissuasif immédiat sur les troupes et la population.
Pour garantir l’efficacité de ces mesures, une cellule de suivi interministérielle a été créée. Regroupant les ministères de l’Intérieur, de la Défense et de la Justice, ainsi que le Conseil Supérieur de la Magistrature, cette structure aura pour mission d’assurer le monitoring de l’ensemble de la chaîne pénale.
À travers ces dispositions, le gouvernement congolais réaffirme sa détermination à rétablir l’ordre public et à assurer la protection des citoyens sur toute l’étendue du territoire national.
Tenplar Ngwadi
