Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a appelé le Gouvernement à informer régulièrement la Représentation nationale de l’évolution du processus du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2), afin de garantir un suivi permanent de cette opération d’envergure nationale.
Il a lancé cet appel le mercredi 15 juillet, à l’occasion d’une séance académique organisée au Palais du Peuple à l’initiative du vice-Premier ministre, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au développement, Guylain Nyembo Mbwizya.

Pour le président de la Chambre basse, le Parlement doit être associé tout au long du processus afin d’exercer pleinement ses missions constitutionnelles de contrôle, de suivi et d’accompagnement des politiques publiques.
Entouré de plusieurs membres du Bureau de l’Assemblée nationale, notamment le premier vice-président Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, le rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, la questeure Chimène Polipoli et la questeure adjointe Grâce Neema, Aimé Boji Sangara a également invité les députés nationaux à s’impliquer dans la sensibilisation des populations.
Selon lui, les élus, en tant que représentants des territoires et des villes du pays, devront servir de relais auprès de leurs bases respectives afin de favoriser l’adhésion de la population lorsque le recensement sera effectivement lancé.

Cette séance d’information avait pour objectif de permettre aux députés nationaux de mieux appréhender les enjeux du RGPH-2, qui intervient quarante-deux ans après le dernier recensement organisé en 1984. L’opération vise à doter la République démocratique du Congo de données démographiques et statistiques fiables pour renforcer la planification du développement national.
Prenant la parole, le vice-Premier ministre du Plan, Guylain Nyembo, a rappelé que le recensement général de la population est une opération scientifique et statistique consistant à dénombrer de manière exhaustive la population vivant sur le territoire national, tout en collectant des informations relatives notamment à l’âge, au sexe, au niveau d’instruction, à l’activité économique, aux ménages et aux conditions de logement.
Il a souligné que les résultats permettront de connaître avec précision le nombre d’habitants, leur répartition sur l’ensemble du territoire ainsi que leurs besoins, afin d’orienter les politiques publiques, d’améliorer la répartition des ressources, de guider les investissements et de soutenir la recherche scientifique.

Le ministre a également insisté sur le caractère strictement scientifique de cette opération, appelant à ne pas la confondre avec des considérations politiques.
Au cours des échanges, les députés nationaux ont formulé plusieurs recommandations, notamment l’implication d’experts qualifiés et des institutions nationales spécialisées dans la statistique, afin de garantir la transparence, la crédibilité et la fiabilité du processus.
S’agissant des provinces de l’Est confrontées à des défis sécuritaires, Guylain Nyembo a indiqué que le recours aux nouvelles technologies devrait faciliter la réalisation du recensement dans les zones les plus difficiles d’accès.
En conclusion, Aimé Boji Sangara a rappelé que l’Assemblée nationale avait déjà recommandé, en mars dernier, de faire du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat un pilier de l’action gouvernementale. Il a également évoqué la table ronde organisée le même mois en présence du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et de plusieurs partenaires techniques et financiers pour mobiliser les ressources nécessaires au financement de cette opération.
Tenplar Ngwadi
