Le ballet diplomatique s’intensifie dans la capitale congolaise. Plusieurs figures de proue de la scène politique continentale ont atterri à Kinshasa depuis la soirée du mercredi 28 janvier 2026.
Ce groupe de facilitateurs, mandaté par l’Union africaine (UA), vient engager des consultations de haut niveau avec le Président Félix Tshisekedi, dans l’espoir de trouver une issue à la crise sécuritaire persistante qui ravage l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Un casting de « poids lourds »
Pour cette nouvelle offensive diplomatique, l’UA a mobilisé des noms d’envergure. Le groupe de médiateurs comprend notamment les anciens présidents Olusegun Obasanjo (Nigeria) et Uhuru Kenyatta (Kenya), ainsi que Sahle-Work Zewde (Éthiopie), Mokgweetsi Masisi (Botswana) et Catherine Samba-Panza (Centrafrique).
Ce déploiement de prestige vise à concrétiser une volonté claire de l’organisation panafricaine : privilégier une « solution africaine » aux problèmes du continent. Après l’étape kinoise, ces émissaires sont attendus à Kigali d’ici la fin du mois de janvier pour une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame. Cette séquence s’inscrit dans une volonté de dialogue direct entre les deux capitales, sous l’égide de l’UA.
Si l’initiative bénéficie de soutiens internationaux de poids notamment des Nations unies, de l’Union européenne et du Qatar, l’optimisme reste de rigueur avec une prudence extrême. Sur le terrain, comme au sein de l’opinion publique congolaise, cette nouvelle démarche peine à convaincre.

Il faut dire que les précédentes tentatives diplomatiques n’ont pas encore permis d’enrayer durablement les hostilités. Pour les facilitateurs africains, l’enjeu est donc double : obtenir des avancées concrètes lors de leurs échanges avec Félix Tshisekedi et Paul Kagame, tout en restaurant la crédibilité d’un processus de paix qui, jusqu’ici, semble marquer le pas face à la réalité du terrain.
Tenplar Ngwadi
