La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, jeudi 2 avril 2026, une réunion de travail stratégique consacrée à l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Autour d’elle, le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et la ministre d’État aux Hydrocarbures, Acacia Bandubola, ont évalué les risques liés aux tensions actuelles sur les marchés internationaux.
L’objectif de cette rencontre : anticiper les répercussions des crises mondiales sur l’économie nationale et préserver la stabilité du pays.
Anticiper les chocs pour protéger l’économie
À l’issue de la séance, Daniel Mukoko Samba a souligné l’importance d’une gouvernance proactive face aux turbulences extérieures. Selon lui, les tensions géopolitiques, notamment dans le Golfe Persique, perturbent fortement les marchés pétroliers mondiaux et entraînent déjà une hausse des prix dans plusieurs régions. Dans ce contexte, le Gouvernement entend se positionner en amont pour limiter les impacts sur l’économie congolaise et éviter toute réaction tardive face à la crise.
Les autorités congolaises se veulent rassurantes : l’approvisionnement en produits pétroliers est, à ce jour, assuré sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, l’Exécutif insiste sur la nécessité de maintenir une vigilance constante afin de prévenir toute rupture.
Le Gouvernement travaille ainsi à consolider les mécanismes d’importation et de distribution pour garantir une disponibilité durable des produits, malgré les incertitudes extérieures.
Des ajustements de prix envisagés mais encadrés
Face à la hausse généralisée des prix à l’échelle mondiale, un ajustement des tarifs à la pompe n’est pas exclu. Néanmoins, les autorités assurent que toute décision en ce sens sera strictement encadrée afin de préserver la stabilité des marchés internes. L’enjeu est de concilier les réalités du marché international avec la protection du pouvoir d’achat des populations, en évitant des répercussions brutales sur l’économie nationale.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large du Gouvernement visant à prévenir les chocs économiques et à rassurer les opérateurs du secteur pétrolier. En agissant en amont, les autorités entendent limiter les risques de spéculation et garantir un fonctionnement fluide du marché. Dans cette logique, des mesures ont déjà été engagées, notamment la suspension de certaines redevances et la réduction de taxes à l’importation des produits pétroliers.
Alors que plusieurs pays, y compris en Afrique, enregistrent déjà des hausses significatives des prix des carburants, la RDC fait le choix de l’anticipation. Le Gouvernement Suminwa affiche ainsi sa volonté de conjuguer rigueur économique et protection sociale, dans un environnement international de plus en plus instable.
La Gazette du Continent
