La capitale ougandaise est sous le choc. Ce jeudi 02 avril 2026, une attaque au couteau perpétrée au sein du centre de développement de l’enfance de Ggaba Alley, situé dans la division de Makindye, a coûté la vie à quatre jeunes enfants. Les victimes, dont le décès a été constaté sur place, étaient âgées de seulement deux à trois ans.
Selon les premiers éléments de l’enquête communiqués par la police ougandaise, le suspect, identifié comme Okello Christopher Onyum, un homme de 39 ans, aurait agi avec préméditation. « Il semblerait qu’il y a quelques jours, le suspect se soit rendu au centre pour demander une inscription. On lui a alors demandé de revenir aujourd’hui », a déclaré Racheal Kawala, porte-parole de la police de Kampala.
Pour s’introduire dans l’établissement, l’assaillant s’est fait passer pour un parent d’élève. Selon le quotidien Daily Monitor, il aurait même payé les frais d’entrée et échangé brièvement avec le responsable de la structure. Après cette entrevue, l’homme serait ressorti pour verrouiller le portail de l’école avant de se précipiter sur les enfants et de les attaquer sauvagement.
L’alerte donnée, la situation a rapidement dégénéré aux abords de la crèche. Alors qu’il tentait de prendre la fuite, Okello Christopher Onyum a été rattrapé par une foule d’habitants en colère. Ces derniers ont tenté de le lyncher avant que les forces de sécurité n’interviennent. Pour disperser la foule et procéder à l’arrestation du suspect, la police a dû effectuer des tirs de sommation en l’air.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos poignantes témoignent de la détresse des parents accourus devant l’établissement désormais bouclé. Dans l’angoisse et l’incertitude, plusieurs familles ont exigé d’avoir des nouvelles de leurs enfants, alors que le périmètre était sécurisé par les forces de l’ordre.
Si le suspect est désormais entre les mains de la justice, le mobile de cet acte barbare demeure, à ce stade, totalement inconnu. Les autorités ont ouvert une enquête pour tenter de comprendre ce qui a pu pousser cet homme à commettre un tel massacre.
En Ouganda, l’émotion est d’autant plus vive que les tueries de cette nature, ciblant des établissements scolaires et de très jeunes enfants, sont extrêmement rares dans le pays. Pour l’heure, le quartier de Ggaba reste en deuil, suspendu aux conclusions des enquêteurs.
Tenplar Ngwadi
