Une année déjà depuis le 14 février 2026 que les rebelles de l’AFC/M23 appuyés par l’armée rwandaise occupent la ville de Bukavu. Le gouverneur du Sud-Kivu appelle la population à l’espérance. Pour Jean-Jacques Purusi, le 14 février 2026 est placé sous le signe de la foi, mais aussi de la résilience du peuple congolais.
Il affirme qu’en douze mois, jamais les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) n’ont été aussi bien équipées, ni la diplomatie congolaise aussi offensive face à l’agression rwandaise. Pendant ce temps, sur le terrain des opérations, les forces de défense et de sécurité continuent de gagner du terrain.
Malgré les pillages et l’arrêt de plusieurs activités qui ont été causés par l’activisme de l’AFC/M23, la population reste déterminée à mettre fin au cycle des violences dans l’Est de la RDC, affirme le gouverneur Jean-Jacques Purusi. « Je place ma journée d’aujourd’hui entre les mains de Dieu. Donc, je remercie Dieu, maître des temps et des circonstances, qui nous a toujours fait comprendre que tout finit par passer ».
Le gouverneur du Sud-Kivu a déclaré que « nous allons rentrer bientôt parce qu’en une année, j’ai eu à suivre les efforts du président de la République, le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. À l’heure où je vous parle, il nous avait promis, nous Congolais, qu’il va récupérer tous les territoires pris par l’ennemi. Je suis en train de vous parler depuis la ville d’Uvira, l’une des villes qui était déjà prise par l’ennemi. Mon administration est installée à Uvira en ce moment ».
Selon le gouverneur du Sud-Kivu, les forces de défense et de sécurité sont en train de faire reculer l’ennemi partout. « C’est un jour d’espoir. Jamais dans l’histoire de notre politique internationale, notre diplomatie, jamais nous n’avons eu une diplomatie aussi offensive aussi concrète et aussi réaliste. Une diplomatie à succès. Encore une fois, je rends grâce au président de la République Félix-Antoine Tshisekedi. Jamais nos forces de défense et de sécurité n’ont été aussi mieux dotées. Elles ont gagné du terrain pour ceux qui suivent le théâtre des opérations comme nous le faisons. Force est de constater que les unités qui sont sur le terrain, les hiboux comme on les appeler sur place, c’est unité qui fait de merveille. Elle a gagné du terrain partout. Nous avons espoir qu’elle va gagner partout. Jamais les forces de défense et de sécurité n’ont été aussi bien équipées, mieux traitées, mieux payées, mieux encadrées et mieux équipées ».
Jean-Jacques Purusi a pu constater aussi en une année la détermination de la population à stopper une fois pour toute cette humiliation dont « nous sommes victimes depuis 30 ans autour de mensonge, de montage de tout genre autour de l’abandon de la communauté sous-régionale et internationale. J’ai l’espoir maintenant que la population est déterminée. Le patriotisme congolais n’a jamais été aussi élevé. Donc, je vois tous ces jeunes gens, ces jeunes étudiants »…
Il a loué le cas de son ministre de l’Intérieur, Foka Mike, qui a abandonné son poste de ministre, son poste de député national et de député provincial pour aller vivre dans la forêt parce qu’il faut défendre les territoires et les villes tombés entre les mains de l’ennemi.
Le patron de l’exécutif provincial a remercié tous ces jeunes Wazalendu, les FARDC, les fonctionnaires et tous ces gens avec qui « nous faisons de la résistance passive mais aussi active. Toutes ces mamans cultivatrices, tous ces jeunes élèves, toutes ces églises… Bref, tous ces gens qui disent que malgré les défis nous n’allons pas nous laisser abattre ni être intimidé par l’ennemi. J’en profite bien sûr pour rendre hommage aux populations qui ont su résister. J’en profite pour rendre hommage aux déplacés, aux réfugiés et à toutes ces personnes qui sont tombées aux balles de l’ennemi et à leurs familles. Mes sincères condoléances à toutes ces familles qui ont perdu les leurs ».
Des travaux d’infrastructures abandonnées
L’espoir est permis. Tous les projets que le gouvernement provincial a initié ont été stoppés par l’ennemi. « La province du Sud-Kivu, sans nous vanter, était la province la plus avancée en termes d’infrastructures. La province a terriblement reculée parce qu’on nous a tout pillés. Bukavu avait complètement changé de visage quelques mois après mon arrivée à la tête de cette province ».
Et d’enchaîner que « nous avions commencé à goudronner des avenues, à poser des pavés un peu partout. Nous avons déjà commencé ou presque fini le problème de carence d’eau dans la ville de Bukavu avec le pompage des eaux du lac Tanganyika et leur purification grâce à de grands partenaires que nous avons mobilisés. Le Sud-Kivu est un grand chantier. Nous étions en train de transformer complètement l’aéroport de Kavumu avec des engins lourds pour en faire une piste de plus de 2000 km afin d’être indépendant vis-à-vis du Rwanda et des pays voisins ».
La réhabilitation des routes devrait occasion 15 millions de dollars de perte au Rwanda
Les route nationales numéros 2, 3 et 5, c’est-à-dire Bukavu – Kamanyola – Uvira, Bukavu – Goma, Bukavu – Bunyakiri vers Walikale, Bukavu – Shabunda, Bukavu – Kamituga… tous ces chantiers étaient en route. Voilà que l’ennemi a compris que cette dynamique va lui causer du tort parce que les citoyens congolais payent plus de 15 millions de dollars américains pour traverser les routes du Rwanda pour quitter Uvira vers Bukavu et vice-versa.
« Nous étions en train de finaliser nos routes. Ce business était terminé pour le Rwanda, c’est-à-dire que les gens voulaient passer directement par le Congo en passant par les escarpements de Ngomu, Nyangezi jusque chez nous et vice-versa. Cette dynamique a été cassée. Tout de suite, la guerre est arrivée. Donc, le Rwanda perdait alors il a décidé de déclencher la guerre pour continuer à coloniser, à humilier, à terrifier, à piller la RDC via le Sud-Kivu et le Nord-Kivu mais nous avons compris le jeu. En une année, nous avons vu le chaos que le régime de Kigali a installé et malgré les misères qu’il nous a infligés malgré les humiliations et la déstabilisation, nous sommes débout «
Purusi a dit à la population de ne pas s’en faire. « Bientôt, nous allons rentrer comme nous venons de reprendre Uvira. Bientôt c’est Kamanyola. Bientôt, c’est Bukavu et après tout le Nord-Kivu sera libéré et nous allons rentrer. Nous sommes optimistes parce que nous avons un chef de l’État déterminé, combatif et courageux. Nous avons un gouvernement des responsables. Nous avons nos FARDC, nos Wazalendu et nos partenaires, toute la population qui ont compris que c’est assez, il faut qu’on change la dynamique et la donne ».
Zacharie Mikunga
