Dix ans après la disparition tragique de Papa Wemba sur la scène du FEMUA (Festival des musiques urbaines d’Anoumabo) à Abidjan, le président de la République, Félix Tshisekedi, a rendu hommage ce samedi 25 avril 2026, à à l’icône de la rumba congolaise.
Le chef de l’État s’est rendu au village Molokaï, dans le quartier Matonge, commune de Kalamu à Kinshasa, siège du groupe Viva La Musica, pour saluer la mémoire de celui que beaucoup considèrent comme le « Roi de la rumba congolaise ».

Disparu à l’âge de 66 ans, Papa Wemba, de son vrai nom Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, a marqué l’histoire de la musique africaine par son talent exceptionnel. Chanteur, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre, il a porté la rumba congolaise sur les plus grandes scènes du monde, grâce à une voix singulière et un style inimitable.
Au-delà de son immense carrière artistique, Papa Wemba s’est imposé comme un ambassadeur de la culture africaine. Promoteur infatigable de la musique congolaise, il a œuvré pour le rayonnement de la culture sur le continent et à l’international, tout en se faisant le messager d’une culture de paix. Défenseur de la créativité, il a également plaidé sans relâche pour la protection des droits d’auteur.

Par cette visite hautement symbolique, le président Félix Tshisekedi a tenu à réaffirmer l’importance de l’héritage laissé par le « Kuru Yaka », figure majeure de la musique congolaise et de la SAPE.
À l’initiative de la République démocratique du Congo, le 24 avril a été institué par Union africaine comme Journée africaine de la musique, en mémoire de son œuvre. Un hommage continental à l’un des plus illustres ambassadeurs de la culture africaine.

La rumba congolaise, dont Papa Wemba fut l’un des plus grands porte-étendards, est par ailleurs inscrite depuis 2021 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par UNESCO, consacrant ainsi l’héritage universel d’un artiste dont l’influence continue de traverser les générations.
Tenplar Ngwadi
