Le pape Léon XIV est arrivé en Turquie jeudi, où il effectue son premier déplacement à l’étranger. Il a appelé en appelant le pays à jouer un rôle de « stabilisateur » dans un contexte mondial « fortement conflictuel ». Le souverain pontife poursuivra dimanche son voyage avec une visite au Liban
Des débuts à l’étranger très attendus pour le pape Léon XIV. Le souverain pontife a entamé, jeudi 27 novembre, sa visite de quatre jours en Turquie. Il a appelé le pays à jouer un rôle de « stabilisateur » dans un contexte mondial « fortement conflictuel ».
Arrivé à la mi-journée à Ankara, première étape de ce voyage qui le mènera ensuite au Liban, le pape a été accueilli au palais présidentiel par le président Recep Tayyip Erdogan au son des hymnes du Vatican et de la République turque, rythmés de coups de canon, encadré par une garde en uniformes historiques, symbolisant les 16 États turcophones de l’histoire.
« Puisse la Turquie être un facteur de stabilité et de rapprochement entre les peuples, au service d’une paix juste et durable », a déclaré le souverain pontife devant son hôte, en rappelant que par sa position géographique, « ce pays constitue un pont entre l’Orient et l’Occident, entre l’Asie et l’Europe et un carrefour de cultures et de religions ».
Soutien de l’Ukraine tout en maintenant ses liens avec la Russie, Ankara s’implique avec l’Europe dans les négociations en cours, menées par les États-Unis, pour parvenir à un accord de paix entre les deux pays.
Célébrant par ailleurs, dans un discours empreint de retenue – à l’image de ses six premiers mois de pontificat – un pays « carrefour de sensibilités », dont les chrétiens représentent à peine 0,1 % des 86 millions d’habitants, le pape a également prévenu que son « homogénéisation représenterait un appauvrissement ».
« La Turquie, où 99 % des citoyens sont musulmans, encourage le respect de toutes les confessions, y compris les communautés chrétiennes », a assuré le président Erdogan. « Nous ne permettons à aucun d’entre nous d’être victime de discrimination », a-t-il insisté devant son hôte, affirmant ne pas voir « les différences culturelles, religieuses et ethniques comme une source de division mais d’enrichissement ».
Le président turc a en outre salué la position du pape sur « la cause palestinienne », appelant à la « justice » pour le peuple palestinien et à la mise en œuvre « dès que possible » d’une solution à deux États.
Albert Toussaint
