La diplomatie internationale respire. Huit mois après les affrontements armés qui ont secoué le Moyen-Orient, Téhéran et Washington viennent de franchir une étape symbolique mais cruciale.
Ce mardi 17 février 2026, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé que les deux puissances sont parvenues à un accord sur un ensemble de « principes directeurs » en vue d’un possible règlement global.
S’exprimant à la télévision d’État, Abbas Araghchi a qualifié cette nouvelle session de discussions en Suisse de « plus constructive » que celle tenue le 6 février dernier à Oman. « Nous avons pu parvenir à un large accord sur un ensemble de principes directeurs, sur la base desquels nous avancerons et commencerons à travailler sur le texte d’un accord potentiel », a-t-il précisé.
Ces négociations indirectes marquent une reprise de contact inédite depuis les bombardements américains sur des sites nucléaires iraniens. Ces frappes étaient intervenues lors de la « guerre des douze jours », un conflit déclenché en juin dernier par une attaque israélienne contre l’Iran.
Le sultanat d’Oman, pivot traditionnel du dialogue entre les deux ennemis, a confirmé ces progrès. Sur le réseau social X, le chef de la diplomatie omanaise, Badr Al-Boussaïdi, a salué une avancée dans l’identification d’objectifs communs et de questions techniques. « Il reste encore beaucoup à faire, et les parties sont reparties avec des objectifs clairs en vue de la prochaine réunion », a-t-il toutefois nuancé.
De son côté, Abbas Araghchi, présent à Genève pour la Conférence des Nations unies sur le désarmement, s’est félicité de cette « nouvelle occasion propice » pour une solution négociée et durable qui servirait les intérêts de la région.
Malgré l’optimisme affiché, Téhéran tempère toute attente de résolution immédiate. « Cela ne signifie pas que nous pouvons parvenir rapidement à un accord », a prévenu le ministre iranien, reconnaissant que la réduction de l’écart entre les positions de chaque camp nécessitera du temps.
Le calendrier est désormais fixé : les deux parties vont travailler sur des projets de textes avant qu’une date ne soit arrêtée pour une troisième session de négociations. L’enjeu reste de transformer ces « principes directeurs » en un engagement formel capable de stabiliser durablement les relations après les violences de l’année passée.
Tenplar Ngwadi
