Malgré les tensions palpables et les avertissements mutuels, Donald Trump a réitéré, le dimanche 1er février 2026, son espoir de parvenir à un accord avec l’Iran. « J’espère qu’on va trouver un accord », a déclaré le président américain à la presse, ajoutant : « Si nous n’avons pas d’accord, nous allons voir si (le guide suprême) avait raison ou non ».
Cette déclaration intervient alors que le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, avait plus tôt dans la journée lancé une mise en garde cinglante : « Les Américains doivent savoir que s’ils déclenchent une guerre, cette fois-ci ce sera une guerre régionale », a-t-il prévenu, en référence aux menaces d’intervention militaire américaine.
Ces échanges s’inscrivent dans une période de forte contestation en Iran, violemment réprimée en janvier. Donald Trump, tout en multipliant les avertissements, maintient la posture de négociateur, espérant une issue diplomatique.
Khamenei dénonce une tentative de « coup d’État »
Prenant la parole pour la première fois en deux semaines, l’ayatollah Ali Khamenei a fermement condamné les mouvements de protestation. Il a accusé les manifestants d’avoir « attaqué la police, des bâtiments gouvernementaux, des casernes des Gardiens de la Révolution, des banques, des mosquées et ont brûlé le Coran », qualifiant ces actions de « véritable coup d’État ». Selon lui, cette tentative aurait toutefois « échoué ».
La République islamique, qui a procédé à une répression sanglante et à des arrestations massives, a vu certains de ses détenus libérés. C’est le cas d’Erfan Soltani, un jeune homme de 26 ans, devenu un symbole du mouvement de contestation. Interpellé le 10 janvier, il a été libéré sous caution samedi, a annoncé son avocat Amir Mousakhani ce dimanche.
Tenplar Ngwadi
