La Corée du Nord a révisé sa Constitution afin de prévoir le déclenchement automatique et immédiat d’une frappe nucléaire de représailles en cas d’assassinat du dirigeant Kim Jong-un ou de neutralisation du système de commandement nucléaire du pays.
Cette réforme stratégique vise à renforcer la protection du régime nord-coréen et à modifier l’équilibre de la dissuasion dans la région.
Le nouvel article 3 de la loi sur la politique nucléaire stipule que si le système de commandement et de contrôle des forces nucléaires est menacé par une attaque hostile, une frappe nucléaire peut être lancée automatiquement.
La réforme constitutionnelle autorise également le chef du commandement nucléaire, désigné par Kim Jong-un, à déclencher une riposte nucléaire sans intervention directe du dirigeant suprême.
Ce mécanisme est présenté comme comparable au système dit « Dead Hand » ou « Main du Mort », développé durant la guerre froide afin de garantir une réponse nucléaire automatique même en cas de destruction du commandement central.
Le texte a été approuvé par l’Assemblée populaire suprême nord-coréenne, tandis que les services de renseignement de la Corée du Sud ont relayé les détails de cette révision constitutionnelle.
Selon plusieurs analystes, cette doctrine répond directement aux stratégies dites de « décapitation » élaborées par les États-Unis et la Corée du Sud, qui consistent à neutraliser le commandement suprême nord-coréen afin de provoquer l’effondrement du régime sans guerre totale.
Des experts estiment également que Kim Jong-un a tiré les leçons des frappes ciblées menées ces dernières années au Moyen-Orient contre plusieurs hauts responsables militaires et politiques.
Face à l’efficacité de ces opérations, Pyongyang cherche désormais à garantir qu’aucune élimination physique du dirigeant nord-coréen ne puisse empêcher une riposte nucléaire.
Tenplar Ngwadi
