Le président iranien Masoud Pezeshkian a annoncé le mardi 03 février 2026, avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, pour engager des négociations directes avec Washington, « à condition qu’existe un environnement approprié », c’est-à-dire sans menaces ni demandes déraisonnables.
« J’ai demandé à mon ministre des Affaires étrangères, à conditions qu’existe un environnement approprié, sans menaces ni demandes déraisonnables, de mener des négociations équitables (…) dans le cadre de nos intérêts nationaux », a-t-il indiqué sur X.
Cette démarche vise à ouvrir la voie à des discussions équitables, respectueuses des intérêts nationaux iraniens.
Une possible rencontre entre négociateurs américains et hauts responsables iraniens pourrait se tenir le 6 février en Turquie, selon une source arabe proche du dossier. Cette initiative serait le fruit d’interventions diplomatiques conjointes de l’Égypte, du Qatar, de la Turquie et d’Oman, soulignant un effort régional pour faciliter le dialogue.
« Une rencontre entre des négociateurs américains et de hauts officiels iraniens aura probablement lieu vendredi en Turquie », a dit cette source qui n’a pas souhaité être identifiée, précisant que cette potentielle réunion était organisée « à la suite d’interventions de l’Egypte, du Qatar, de la Turquie et d’Oman ».
Parallèlement, l’ancien président américain Donald Trump a exprimé sa confiance quant à la possibilité de parvenir à un accord avec l’Iran, tout en avertissant que, sans compromis, « de mauvaises choses se produiraient probablement » pour la République islamique. Cette pression s’ajoute au contexte tendu en Iran, marqué par la répression des manifestations de janvier contre le coût de la vie.
Ces éléments traduisent une volonté fragile mais palpable de renouer un dialogue sur le nucléaire iranien, dans un climat diplomatique chargé et sous l’œil vigilant de la communauté internationale.
Tenplar Ngwadi
