Le bras de fer entre Washington et le vieux continent franchit un nouveau palier. Donald Trump a utilisé son réseau social Truth Social pour réaffirmer sa détermination à acquérir le Groenland, affirmant qu’il est désormais temps d’agir pour écarter la « menace russe » de ce territoire stratégique.
Selon le président américain, l’OTAN aurait alerté le Danemark depuis deux décennies sur la nécessité de contrer l’influence de Moscou dans la région, sans que Copenhague ne parvienne à y répondre. « Le moment est venu, et cela sera fait !!! », a-t-il conclu de manière péremptoire.
Cette déclaration intervient dans le sillage d’une décision radicale prise le 17 janvier dernier. Pour contraindre les autorités danoises à céder, Donald Trump a annoncé l’imposition de droits de douane de 10 % sur les produits de huit pays européens, dont le Danemark, la France et l’Allemagne.
Le président américain a d’ores et déjà prévenu que ces tarifs passeraient à 25 % dès le mois de juin, et qu’ils resteraient en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord pour l’achat « complet et total » de l’île. Cette offensive économique est justifiée par Washington au nom de la sécurité nationale, citant la présence croissante de la Russie et de la Chine dans l’Arctique, ainsi que la nécessité de déployer son projet de bouclier antimissile baptisé « Golden Dome ».
La riposte européenne s’organise
Face à ce qu’il qualifie de tentative d’intimidation, le front européen reste, pour l’heure, inflexible. Le gouvernement autonome du Groenland et le Danemark ont réitéré avec fermeté que l’île n’était pas à vendre. De son côté, l’Union européenne dénonce une « spirale descendante dangereuse » et prépare des mesures de rétorsion pour répondre aux sanctions américaines.
Le président français, Emmanuel Macron, est monté au créneau pour qualifier ces menaces d’« inacceptables ». Il a appelé à une unité européenne sans faille face à cette stratégie de pression, assurant que l’Europe ne céderait pas à ce mode de diplomatie. Alors que les tensions s’accentuent, le Groenland se retrouve au cœur d’un conflit de souveraineté où les enjeux commerciaux se mêlent à la haute stratégie militaire.
Tenplar Ngwadi
