Les autorités sanitaires appellent la population à éviter la propagation de fausses informations. L’Institut National de Santé Publique (INSP), à travers le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP), a démenti le samedi 17 mai 2026 les informations circulant sur les réseaux sociaux faisant état d’un prétendu cas confirmé de la maladie à virus Ebola à Kinshasa.
Dans un communiqué officiel, l’INSP affirme qu’« aucun cas confirmé de la maladie à virus Ebola n’a été enregistré à Kinshasa à ce jour ». L’institution précise qu’aucune communication officielle n’a été faite concernant la présence de cas d’Ebola dans la ville-province de Kinshasa, contrairement aux rumeurs relayées dans certains canaux de communication.
L’INSP rappelle son rôle de structure de référence
L’Institut National de Santé Publique souligne qu’à travers le COUSP, il demeure la structure technique nationale habilitée à coordonner les informations relatives aux urgences de santé publique en République Démocratique du Congo. Les autorités sanitaires invitent ainsi la population à se référer uniquement aux communications officielles du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale ainsi qu’à celles de l’INSP pour toute information sanitaire fiable et vérifiée. L’INSP appelle également les citoyens à faire preuve de responsabilité afin d’éviter la diffusion de fausses alertes susceptibles de provoquer la psychose et la panique au sein de la population.
Surveillance renforcée sur l’ensemble du territoire
Le communiqué rassure par ailleurs que les équipes techniques restent mobilisées et poursuivent la surveillance épidémiologique sur toute l’étendue du territoire national afin de garantir une réponse rapide et efficace face à toute éventuelle alerte sanitaire.
Rappel des précédentes épidémies d’Ebola en RDC
La République Démocratique du Congo fait partie des pays africains régulièrement confrontés à des flambées de la maladie à virus Ebola depuis la découverte du virus en 1976 à Yambuku, dans l’actuelle province de la Mongala. Le pays a connu plusieurs épidémies au cours des dernières décennies, notamment dans les provinces de l’Équateur, du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu.
L’une des plus meurtrières reste celle déclarée en 2018 dans l’Est de la RDC, principalement au Nord-Kivu et en Ituri, avec plus de 2 000 décès enregistrés selon les autorités sanitaires et l’Organisation mondiale de la santé.
Grâce aux campagnes de vaccination, au renforcement de la surveillance et à l’intervention des équipes médicales nationales et internationales, plusieurs flambées ont pu être contenues ces dernières années.
La Gazette du Continent
