La chute du maréchal Mobutu a eu lieu le 16 mai 1997
Vers 10h30, le convoi de Mobutu Sese Seko traverse Kinshasa en un éclair, ce 16 mai, et passe à vive allure, direction l’aéroport de Ndjili, sans gyrophare ni sirène.
Le Zaïre tourne la page de 32 ans de dictature. Le lendemain, le 17, les troupes de l’AFDL entrent victorieuses dans Kinshasa, sans aucune résistance des Forces armées zaïroises.
Le maréchal Mobutu quitte Kinshasa le 16 mai, en toute hâte. La rébellion née aux confins rwandais, en septembre 1996, est aux portes de la capitale. Les troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), de Laurent-Désiré Kabila, entrèrent en ville le lendemain, sans combattre.
Le temps pour le maréchal Mobutu de gagner son palais de Gbadolite, son fief de l’Equateur, sa province natale. Il avait décidé de fuir après une nuit de discussion avec le général Nzimbi, le patron de la division spéciale présidentielle (DSP), le général Likulia Bolongo, Premier ministre, le général Ilunga Shamanga, ministre de l’intérieur, et le général Mahele Bokungu Lieko, chef d’état-major et ministre de la défense.
Les généraux lui avaient expliqué qu’ils ne pourraient contenir l’invasion de Kinshasa par les forces de M. Kabila et, assurer sa sécurité. Le général Mahele qui se méfiait des réactions de la DSP, disposée à piller la capitale avait prévu de déclarer Kinshasa ville ouverte et de se rendre à Lusaka, en Zambie, le 17 mai, où il voulait annoncer personnellement à Laurent-Désiré Kabila le ralliement des Forces armées zaïroises (FAZ). Mais les officiers de la DSP, la garde prétorienne de Mobutu, convaincus de la trahison du chef d’état-major, l’assassinaient au milieu de la nuit, à l’heure où les premiers éléments de l’AFDL s’infiltraient dans les faubourgs de Kinshasa.
C’était la fin d’une époque et une bien triste réalité.
Jean-Claude Mass Mombong
