Les rebelles de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) ont fait leur entrée à Kinshasa le 17 mai 1997, au lendemain d’un discours dans lequel leur chef Laurent-Désiré Kabila s’était autoproclamé chef de l’Etat et débaptisé le Zaïre en République démocratique du Congo (RDC).
Des milliers de rebelles font leur entrée au lendemain de la fuite du président Mobutu Sese Seko après 32 ans de règne, à Kinshasa, le 17 mai 1997. La veille, le président Mobutu avait fui le pays après 32 ans de règne sans partage . D’abord Gbadolite à l’Équateur et ensuite le Maroc où il est mort quelques mois plus tard. La population de Kinshasa jubile à l’entrée des rebelles de l’AFDL, le 17 mai 1997, sur le Boulevard du 30 juin, les Kinois applaudissent « C’est le départ de Mobutu, Kabila est déjà arrivé. Nous sommes dans la joie ! Nous sommes très contents de la libération. »
Laurent-Désiré Kabila, alors chef rebelle, s’auto-proclame président de la République et rebaptise le Zaïre en République démocratique du Congo dans la ville de Lubumbashi, dans le sud-est du pays. 29 ans après , les avis divergent , pour beaucoup de congolais, l’arrivée de Laurent -Desiré Kabila était le début du cauchemar, c’est le début de l’occupation rwandaise. Ils sont nombreux à regretter l’ère Mobutu, aujourd’hui, il y a un pan de la population congolaise qui se reconnait en lui, de son héritage, aucune statue dans le pays l’honore, regrettent-ils.
D’autres pensent que l’arrivée de Laurent-Désiré Kabila a mis fin à une dictature la plus sanglante de l’Afrique. Deux jugements diamétralement opposés.
Jean-Claude Mombong Mass
