Au 22 mai 2026, le bilan cumulé de l’épidémie d’Ebola causée par la souche Bundibugyo s’établit à 745 cas suspects et 83 cas confirmés en République démocratique du Congo, pour 8 décès confirmés sur un total de 176 décès suspects, selon le résumé exécutif du plan continental présenté par l’Africa CDC et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
En Ouganda, les autorités sanitaires ont enregistré deux cas confirmés et un décès lié à la maladie.
La riposte continentale nécessitera un budget global estimé à 314,97 millions de dollars. Sur ce montant, 264,97 millions seront consacrés aux opérations menées en RDC et en Ouganda, tandis que 50 millions de dollars serviront à renforcer la préparation de dix pays considérés comme à haut risque.
L’épidémie a été officiellement déclarée en RDC et en Ouganda le 15 mai 2026. Les 17 et 18 mai, elle a ensuite été qualifiée d’urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) par l’OMS et d’urgence de santé publique de sécurité continentale (PHECS) par l’Africa CDC.
L’épicentre de l’épidémie se situe dans la province de l’Ituri, plus précisément dans les zones de santé de Mongbwalu, Rwampara et Bunia. Deux cas importés ont également été signalés en Ouganda.
Couvrant les 55 États membres de l’Union africaine pour la période allant de juin à novembre 2026, le plan continental de riposte repose sur onze piliers de préparation et d’intervention.
Ce dispositif est copiloté par l’OMS et l’Africa CDC selon le principe « une équipe, un plan, un budget, un cadre de suivi-évaluation ».
Les autorités sanitaires soulignent toutefois qu’aucun vaccin ni traitement homologué n’existe actuellement contre cette souche du virus Ebola, considérée comme l’une des principales faiblesses de la riposte en cours.
Tenplar Ngwadi
