La tension diplomatique monte d’un cran entre Washington et le Vieux Continent. Lundi, Donald Trump a réaffirmé avec force son intention de concrétiser son projet d’acquisition du Groenland.
Interrogé en Floride sur la position des dirigeants européens qui s’opposent à cette ambition, le président américain s’est montré particulièrement confiant : « Je ne pense pas qu’ils vont résister beaucoup. Nous devons l’avoir », a-t-il déclaré.
Pour le locataire de la Maison-Blanche, cette acquisition dépasse le simple cadre foncier pour devenir une priorité stratégique absolue. « Le Groenland est impératif pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière », a-t-il martelé sur son réseau social, Truth Social.
Le message privé d’Emmanuel Macron fuité
En parallèle de cette offensive, Donald Trump a rendu public un message privé adressé par Emmanuel Macron, dont l’authenticité a été confirmée ce mardi matin par l’entourage du président français. Dans cette missive, le chef de l’État français propose à son homologue américain l’organisation d’un sommet du G7 ce jeudi à Paris.
L’originalité de cette proposition réside dans les invités suggérés « en marge » de la réunion. Emmanuel Macron souhaite en effet convier les Ukrainiens, mais aussi les Russes, ce qui constituerait une première depuis le début de la guerre en Ukraine il y a près de quatre ans. Le président français suggère également d’inclure les Danois, afin d’aborder spécifiquement les divergences sur le dossier du Groenland, ainsi que les Syriens.
« Je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland »
Le contenu du message révèle une diplomatie française oscillant entre alignement stratégique et incompréhension sur certains dossiers territoriaux. « Mon ami, nous sommes totalement alignés sur la Syrie. Nous pouvons faire de grandes choses en Iran », écrit Emmanuel Macron à Donald Trump.
Toutefois, le président français ne cache pas son désaccord sur la question arctique, concluant son message par une note de perplexité : « Je ne comprends pas ce que tu fais au Groenland ». Cette proposition de sommet à Paris apparaît ainsi comme une tentative de canaliser les ambitions américaines tout en ouvrant une voie de dialogue inédite avec Moscou et Damas.
Tenplar Ngwadi
