La Première Dame du Burundi, Angeline Ndayishimiye, est rentrée à Bujumbura après une mission à New York et à Londres, marquée par l’obtention de deux distinctions internationales récompensant son engagement dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la protection sociale.
L’information a été rendue publique ce dimanche 12 juillet aux premières heures de la matinée par la Présidence de la République du Burundi.

À son arrivée à l’aéroport international Melchior Ndadaye, elle a été accueillie par une foule composée notamment de femmes leaders, de membres de la Fondation Umugiraneza et de nombreux sympathisants venus lui témoigner leur soutien.
Au cours de cette mission, la Première Dame a reçu une première distinction au siège des Nations Unies à New York, décernée par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Cette reconnaissance met en avant son implication dans l’amélioration de l’accès aux services de santé essentiels au Burundi.

L’UNFPA a également salué les actions menées à travers l’école « Socle du Savoir », un établissement qui promeut une éducation de qualité, la nutrition des élèves ainsi que la sensibilisation des jeunes filles aux risques liés aux grossesses précoces.
Cette distinction souligne aussi les initiatives portées en faveur de l’autonomisation des femmes et des survivantes des violences basées sur le genre, notamment à travers la mise en place d’un refuge offrant des services d’accompagnement et d’assistance.
Par ailleurs, l’organisation a reconnu le soutien apporté à la création d’un centre médical à Ngozi consacré à la santé mentale et au soutien psychologique des personnes nécessitant une prise en charge spécialisée.
La seconde distinction, le Global Health Award, lui a été remise au Parlement du Royaume-Uni. Cette récompense honore son leadership ainsi que les initiatives qu’elle conduit pour renforcer les services de santé et améliorer le bien-être de la population burundaise.

S’adressant aux personnes venues l’accueillir, Angeline Ndayishimiye a exprimé sa gratitude, estimant que ces distinctions récompensent avant tout les efforts collectifs déployés au service des Burundais plutôt qu’une réussite personnelle.
Elle a invité les citoyens à poursuivre leur travail avec engagement et dévouement, en privilégiant le service rendu à la population plutôt que la recherche de distinctions, affirmant que les actions accomplies avec sincérité finissent toujours par être reconnues.
Les analyses scientifiques et rapports institutionnels confirment le rôle stratégique des Premières dames. Bien que leur statut ne soit pas défini par la constitution, elles agissent comme d’importants agents de développement social. Le rapport du Gilder Lehrman Institute of American History détaille comment leurs campagnes ont directement influencé les réformes nationales sur la santé mentale, l’alphabétisation ou la nutrition.
Magloire Mutulwa
