L’écrivain franco-algérien a été gracié par le président Tebboune. Une libération rendue possible par un montage diplomatique entre Paris, Berlin et Alger.
C’est finalement l’Allemagne qui a offert une porte de sortie à Boualem Sansal – et à l’Algérie. L’écrivain franco-algérien âgé de 80 ans a été gracié ce mercredi 12 novembre par le président Abdelmadjid Tebboune, quasiment un an jour pour jour après son arrestation, le 16 novembre 2025.
Cette décision marque l’aboutissement d’un travail diplomatique long et contrarié, engagé dès le début de l’année par Berlin en concertation étroite avec Paris, tous deux mobilisés pour trouver une issue honorable à un dossier devenu politiquement encombrant.
La requête formulée en début de semaine par le président allemand Frank-Walter Steinmeier n’est évidemment pas étrangère à cette décision. « Un tel geste serait l’expression d’une attitude humanitaire et d’une vision politique à long terme.
Il refléterait ma relation personnelle de longue date avec le président Tebboune et les bonnes relations entre nos deux pays », a déclaré lundi le chef de l’État allemand dans un communiqué. Il a également proposé que Boualem Sansal soit « transféré en Allemagne pour y recevoir des soins médicaux », compte tenu de son âge avancé et de sa santé fragile.
Albert Toussaint
