L’émotion est vive en République démocratique du Congo après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des faits de violence subis par une femme au sein d’un centre médical de Kinshasa. La réaction au sommet de l’État ne s’est pas fait attendre : via son compte X, la Première ministre Judith Suminwa a exprimé son indignation, qualifiant ces actes de « profondément choquants et totalement inacceptables ».
Pour la cheffe du gouvernement, la gravité des faits est accentuée par le lieu où ils se sont produits. Elle a rappelé qu’aucune circonstance ne saurait justifier une telle violence, particulièrement dans un centre de santé, un espace censé être le sanctuaire de la vie, de la sécurité et de la dignité humaine.
Alors qu’une enquête est officiellement en cours pour faire la lumière sur cet incident, Judith Suminwa a d’ores et déjà pris des dispositions réglementaires. Elle a instruit les ministres concernés de déployer, sans délai, un arsenal de mesures urgentes.
Les instructions de la Première ministre s’articulent autour de trois axes majeurs :
- La protection des patientes : Un renforcement immédiat des mécanismes de prise en charge et de respect des usagères dans l’ensemble des structures sanitaires du pays.
- La garantie des droits : L’obligation de préserver, en toutes circonstances, l’intégrité et la dignité des mères congolaises.
- La réponse judiciaire : Une veille stricte pour que justice soit rendue conformément aux lois en vigueur, afin d’éviter toute récidive dans les hôpitaux de la République.
Au-delà de ce cas spécifique qui a cristallisé la colère de l’opinion publique, Judith Suminwa entend poser un débat plus large sur la qualité de l’accueil et le respect de l’individu au sein de l’administration congolaise.
En rappelant que « les droits de tous les Congolais ne sont pas négociables », la Première ministre place le respect des droits fondamentaux au cœur de l’exigence des services publics. Un signal fort envoyé tant aux professionnels de santé qu’à l’ensemble des agents de l’État.
Tenplar Ngwadi
