La situation sécuritaire et opérationnelle sur différents fronts du pays a été examinée le 6 mars 2026 lors du Conseil des ministres à Kinshasa. Le Vice-premier ministre et ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Guy Kabongo Muadiamvita, a présenté un rapport détaillé sur l’évolution des opérations militaires menées par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Selon lui, les forces congolaises restent en alerte maximale pour défendre l’intégrité territoriale du pays et protéger les populations civiles.
Résistance face aux offensives soutenues par le Rwanda
Le ministre de la Défense a indiqué que les tentatives d’attaques menées par une coalition d’agression soutenue par le Rwanda dans l’est du pays ont été contenues par les FARDC. Les forces ennemies auraient notamment cherché à prendre le contrôle de zones minières stratégiques et à renforcer leurs positions à travers des unités homogènes de l’armée rwandaise dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Cependant, ces offensives se seraient heurtées à la résistance des forces congolaises, qui maintiennent leurs positions sur plusieurs lignes de front.
Attaques de drones déjouées à Kisangani
Le gouvernement a également évoqué des attaques répétées par drones visant notamment l’aéroport international de Bangboka à Kisangani. D’après le rapport présenté au Conseil des ministres, ces tentatives ont été mises en échec par les dispositifs de défense déployés sur place.
Poursuite des opérations militaires en Ituri
Dans la province de l’Ituri, les FARDC poursuivent des opérations de traque contre les éléments résiduels de la coalition CRP/Zaïre dans le territoire de Djugu.
Par ailleurs, les forces congolaises maintiennent la pression contre les rebelles de l’Allied Democratic Forces (ADF/MTM). Les opérations se poursuivent dans leurs zones de retranchement, notamment dans les territoires de Mambasa et d’Irumu.
Attaque meurtrière au parc national d’Upemba
Dans le Haut-Katanga, le quartier général du Parc national d’Upemba, situé à Lusinga, a été la cible d’une incursion d’un groupe armé Maï-Maï non identifié venu de la vallée de la Luvira.
Cette attaque a coûté la vie à cinq agents et entraîné la destruction de plusieurs infrastructures ainsi que le pillage d’équipements appartenant à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
L’intervention rapide d’une unité des FARDC a toutefois permis de neutraliser trois assaillants et de rétablir l’intégrité du site.
Désarmement et démobilisation dans l’ouest du pays
Le Conseil des ministres a également été informé de l’évolution du processus de désarmement et de démobilisation dans le triangle Kongo Central – Kinshasa – Grand Bandundu. Ce processus, supervisé par le ministère en charge des Anciens combattants, vise à réduire la circulation des armes et à favoriser la réinsertion des ex-combattants.
À l’issue de la présentation, le Conseil des ministres a pris acte du rapport sur la situation sécuritaire du pays.
La Gazette du Continent
