Depuis quelques jours, l’écusson de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) est « teinté de noir », un symbole rare de deuil et de gravité pour l’institut. Cette décision fait suite à la mort tragique de cinq de ses agents, tombés lors d’une attaque armée sur le Parc National de l’Upemba, à Lusinga. C’est ce qu’annoncé l’ICCN sur ses plateformes digitaux ce samedi 7 mars 2026.
Dans un communiqué officiel daté du 4 mars 2026, l’ICCN précise que cette incursion, perpétrée par des assaillants non identifiés le 3 mars, a visé le quartier général du parc. Les gardes concernés n’étaient pas des militaires, mais des protecteurs de la faune et de la flore, engagés dans la défense de la biodiversité et des ressources naturelles.
Immédiatement après l’attaque, une cellule de crise a été convoquée par la Direction Générale de l’ICCN. En coordination avec les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les services de sécurité, des mesures ont été activées pour protéger le personnel restant et rétablir le contrôle de la zone. Selon le communiqué, le parc et la station de Lusinga sont désormais entièrement sécurisés.
L’agression a fait cinq morts parmi le personnel du parc et a causé d’importants dégâts matériels, pillage d’équipements et destructions des infrastructures. L’ICCN condamne fermement cette attaque, la qualifiant de violation du droit national et international relatif aux aires protégées, considérées comme patrimoine commun de l’humanité.
La Direction Générale a rendu hommage à ces gardes, qualifiés de << héros >>, pour leur engagement au service de la conservation. L’institut a présenté ses condoléances aux familles et a réaffirmé son engagement à poursuivre la protection des écosystèmes congolais.
Sur les réseaux sociaux, l’ICCN a lancé le hashtag #JeSuisUpemba, invitant le public à témoigner son soutien et à défendre la préservation de la nature. L’institut a également remercié ses partenaires institutionnels et internationaux pour leur appui dans la gestion de cette crise et la continuité de ses missions de conservation.
Magloire Mutulwa
