La chief executive officier du Salon de l’imprimerie, Sandra Nzolantima Nswaswani, s’est confiée à la Gazette du continent pour annoncer la deuxième édition du Salon de l’imprimerie qui se tiendra du 4 au 7 juin 2026, au Centre culturel des pays de l’Afrique Centrale à Kinshasa après le succès récolté par la première édition.
Elle est une entrepreneure et dirigeante multisectorielle spécialisée dans l’impression, le branding, la beauté et l’événementiel. Sandra Nzolantima pilote le Salon de l’imprimerie réunissant les acteurs du design graphique et de la communication visuelle. Son expertise combine leadership stratégique, créativité opérationnelle, branding émotionnel et de gestion de projet B2B.

À quand la deuxième édition après la première qui a été organisée en 2025 ?
La deuxième édition aura lieu du 4 au 7 juin 2026 au Centre culturel des pays de l’Afrique Centrale à Kinshasa.
D’où vous est venu l’idée d’organiser un salon de l’imprimerie en RDC ?
Je suis imprimeure moi-même. Je suis dans ce domaine depuis quelque temps. Je suis en train d’exercer dans ce domaine. J’ai seulement réalisé que nous avons la capacité de donner une visibilité à nos partenaires et à clients. Nous avons la capacité d’imposer les grandes marques, nous avons la capacité de faire des grands noms dans ce monde mais nous nous oublions en tant que imprimeurs. Nous donnons plus la primeur à d’autres qu’à nous-mêmes.
Qu’est-ce que vous comptez faire pour améliorer ce qui n’a pas marché lors de la première édition pour que la deuxième édition que vous comptez organiser soit également un succès ?
La première édition a été une grande réussite et cela a même dépassé même l’entendement des imprimeurs eux-mêmes. Ils ne concevaient pas son ampleur de la façon dont j’ai conçu la vision. Pour la deuxième édition, nous sommes déjà en train de nous préparer déjà. C’est vrai que c’est un peu plus tôt mais nous nous préparons à la rendre meilleure que l’année passée parce que l’année dernière (2025) c’était la première édition qui était une édition d’affichage. C’était une édition où les imprimeurs se sont assumés. À la deuxième édition, je compte que les imprimeurs congolais cette fois-ci vont démontrer au fait leur capacité dans le secteur. Ils vont essayer de penser à l’innovation, ils vont essayer de penser à l’industrialisation, ils vont essayer de penser à comment faire, comment se mettre ensemble pour pousser notre travail, ce travail qui est ce métier noble, comment faire pour l’honorer encore davantage et comment faire pour relever les standards de l’imprimeur congolais très haut dans ce pays.
Êtes-vous réunis dans une association ou juste une association de circonstance pour le moment ?
Nous sommes en train de nous préparer à la création d’une fédération des imprimeurs. Pour l’instant, c’est vrai que nous sommes réunis dans une structure que je ne saurai pas dire que c’est une association. Je l’appellerai un groupe d’imprimeurs dans l’objectif d’atteindre la création d’une fédération.
Pour imprimer des livres, des documents, des magazines… certains Congolais préfèrent aller à l’étranger. Les prix sont-ils abordables par rapport à leur impression à l’étranger ?
C’est vrai qu’au niveau de la RDC, nous importons tout. Tout nous vient de l’extérieur. C’est là que se focalise notre champ de bataille. Nous, nous disons que le Congolais est capable. Pourquoi toujours donner aux autres et pourquoi ne pas investir dans notre pays. Je crois que ça nous montre qu’il y a des imprimeurs congolais qui sont capables dans ce pays. Avec un financement, ils sont capables d’industrialiser leurs entreprises. Ils sont capables d’avoir des machines qu’il faut pour les impressions des livres, des brochures et autres. Ils sont capables autant que les autres le font avec le soutien de leurs gouvernements et avec le soutien de leurs pays. Nous pensons aussi faire de même qu’avec le soutien du gouvernement congolais, les imprimeurs congolais sont capables de relever ce défi.
Les livres coûtent de l’argent pour les acheter chez nous à cause des taxes. Est-ce que vous faites un plaidoyer dans ce sens pour alléger des taxes à l’importation des livres pour que tout le monde puisse avoir la possibilité de les acheter ?
Nous sommes en train de nous préparer en conséquence. Vous savez que le secteur de l’industrie est un secteur assez vaste. Le domaine dans lequel je suis présentement comme opérateur, c’est aussi un domaine vaste. C’est vrai qu’à nous seuls, nous ne pouvons pas tout balayer. Nous ne pouvons pas tout résoudre. Mais nous pensons qu’au fur et à mesure qu’avec tout ce que nous avons sur notre table, nous ferons de notre mieux pour répondre favorablement à certaines demandes et être capables de trouver le troisième moyen pour résoudre ce problème.
Quels sont les défis que vous comptez relever dans ce domaine tout en sachant qu’en RDC il y a un problème d’électricité qui se pose avec acuité et que les générateurs s’il faut les utiliser, ils coûtent en termes de carburant ?
C’est vrai que nous avons un sérieux problème de déficit d’électricité en RDC. Je pense fermement qu’il y des pays qui rencontrent le même problème que nous. Tout dépend de l’organisation et des moyens que nous mettons pour faire fonctionner nos machines.
Avec l’avènement de l’Internet, les supports digitaux ont plus de l’ascendance sur les supports papiers. Qu’est-ce que vous faites pour intéresser surtout les lecteurs à recourir à tout type de supports ?
Ce qui est vrai avec tout ce qu’il y a aujourd’hui comme intelligence artificielle, le développement des réseaux sociaux, la croissance au niveau des médias, le digital a tendance à avoir un impact sur les impressions papiers mais qu’on se le dise des archives ou un livre en impression papier reste toujours le meilleur ouvrage qu’un livre digital. C’est vrai qu’entre les deux si on va parler de la conservation et autres au fur et à mesure que nous avançons de plus en plus avec le digital, on rencontre aussi beaucoup de problèmes de santé. Ça, c’est une chose qui est vraie mais que nous négligeons aujourd’hui. Le digital sera un gros problème de santé demain mais la facilité que nous avons avec tout ce qui est document en papier, nous avons la capacité, je parle et je vais surtout dans le domaine des yeux, ce qui est aujourd’hui un réel problème dans la vie de plusieurs personnes qui sont devant les ordinateurs, devant les téléphones… pendant un long moment et pourtant qu’un livre en papier s’il faut le dire ainsi, vous avez le temps de le lire et vous choisissez vos moments et vous protégez vos yeux. Avec le digital aujourd’hui, ça vous permet tout le temps d’être sur votre téléphone ou votre ordinateur mais en détruisant une partie de votre corps au fur et à mesure et silencieusement sans pour autant s’en rendre compte. Dans ce cas-là, nous disons toujours que le papier reste toujours ce meilleur ouvrage dont les livres que tout ce qui est digital.
Pour terminer, quel est le message alors que vous lancez aux Congolais qui viendront au prochain Salon de l’imprimerie ?
A tous les Congolais qui viendront au prochain Salon de l’imprimerie, comme nous le disons « S.I. 2 », nous les encourageons. C’est vrai qu’il y a une grande demande en RDC au niveau d’impression mais toutes ces personnes n’ont pas d’informations. Venez au Salon de l’imprimerie et vous allez rencontrer les imprimeurs, vous allez rencontrer des partenaires, le besoin que vous avez toujours estimé dont la solution viendra toujours de l’extérieur. Je vous garantis, je vous le dis qu’en RDC, il y a des imprimeurs qui sont capables, qui peuvent, qui font et qui s’élèvent… Donc, soyez les bienvenus au Salon l’imprimerie, deuxième édition.

Zacharie Mikunga
