Le bilan de l’incursion armée attribuée aux rebelles ADF-MTM, survenue dans la nuit du vendredi au samedi 7 février 2026 à Esigo-Mambimbi, dans le groupement des Bapakombe, secteur des Bapere en territoire de Lubero (Nord-Kivu), a été revu à la hausse.Selon des sources policières locales, le nombre de victimes est passé de 14 à 21 personnes tuées.
Parmi elles, dix ont été inhumées sur le lieu du drame, tandis que onze autres corps ont été remis à leurs familles pour des obsèques dans leurs villages respectifs.
Contacté par la presse locale, le commandant de la police du sous-commissariat de Kambau, chef-lieu du groupement situé à environ 7 kilomètres de la zone attaquée, a confirmé ce nouveau bilan, tout en précisant qu’il reste provisoire.
L’officier indique que les opérations de fouille et de recherche ont été perturbées par l’explosion d’un engin artisanal piégé, signalée dimanche 8 février, ce qui a provoqué la panique parmi les équipes déployées sur le terrain. Cette situation a momentanément ralenti les recherches, les forces de sécurité redoutant la présence d’autres dispositifs explosifs ou d’éventuels affrontements.
Les autorités estiment ainsi que d’autres victimes pourraient encore être découvertes au fur et à mesure de la poursuite des opérations de ratissage et de sécurisation de la zone.Jusqu’à présent, les ADF, un groupe armé actif dans l’Est de la RDC, sont pointés du doigt comme responsables présumés de cette attaque. Les forces de défense et de sécurité poursuivent leurs enquêtes et leurs opérations dans la région, alors que l’insécurité continue d’affecter plusieurs localités du territoire de Lubero.
Magloire Mutulwa
