Le constat est sans appel pour le secteur des transports à Kinshasa. Selon les statistiques révélées le mardi 27 janvier 2026 par l’Agence congolaise de presse (ACP), à peine 5 % des chauffeurs opérant dans la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC) sont en règle vis-à-vis du fisc provincial et possèdent les documents automobiles exigés par les autorités.
Pour Bienvenu Kimbula, président provincial de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), ce chiffre est « vraiment minime ». Cette situation d’irrégularité généralisée place les transporteurs kinois sous la menace constante de sanctions, alors même que le secteur joue un rôle vital dans l’économie de la ville-province.
Face à ce blocage, le responsable syndical a sollicité l’intervention de l’autorité urbaine. « Nous demandons au gouverneur de la ville d’accorder une mesure de grâce pour que tous les chauffeurs puissent se mettre en règle avec les taxes et documents exigés. Même un mois serait suffisant pour que chacun puisse se préparer correctement ».
Au-delà de cette période de moratoire, l’ACCO préconise une approche plus souple de la part de l’administration. Bienvenu Kimbula suggère une application progressive du paiement des taxes. Il lie également la régularisation du secteur à l’amélioration de l’offre de transport public, demandant à l’exécutif provincial de mettre préalablement en circulation des bus destinés à la classe moyenne. Selon lui, cette planification est indispensable pour éviter de perturber gravement la circulation dans une capitale déjà congestionnée.
Tenplar Ngwadi
