L’année 2025 a été une année particulièrement difficile en ce qui concerne la desserte en électricité. Des abonnés de la Société nationale d’électricité (Snel) ont eu à passer des jours, des semaines voire des mois sans électricité.
Au dernier jour de l’année 2025, des abonnés dans quelques communes ont terminé l’année sans électricité. C’est l’image de ce qu’ils ont connu tout au long de l’année. À cette occasion, les victimes demandent aux autorités de la Snel d’essayer de fournir un effort pour améliorer la desserte en électricité non seulement dans leurs quartiers mais dans l’ensemble de la ville de Kinshasa.
Jacques Amboka Mukoko, a constaté que l’année 2025 qu’il était en train d’achever pour commencer l’année 2026 est dans une situation chaotique en ce qui concerne la desserte en électricité. « Il n’y a pas d’électricité depuis le matin du 31 décembre 2024 jusqu’à présent (23:32). Le manque d’électricité résume, à son avis, l’image de ce qu’a été l’année 2025 en ce qui concerne la desserte en électricité dans le quartier où il réside (commune de Kasa-Vubu).
« C’est vrai que les années précédentes nous avons connu des problèmes d’électricité mais cette année 2025 a été vraiment pire. Ce qui ne nous a pas facilité la tâche en tant que journaliste. L’électricité représente un peu l’essentiel du travail que nous produisons. Heureusement que de fois nous nous sommes organisés pour avoir un plan B. S’il fallait compter que sur l’électricité de la Snel, franchement on aurait pas produit quelque chose durant l’année 2025 ».
L’électricité durant l’année 2025 a été très chaotique. Au dernier jour de l’année pour terminer l’année 2025 et commencer l’année 2026,c’est la même chose. Le manque d’électricité est le dessin qui représente un peu ce qu’a été l’année 2025 en ce qui concerne la desserte. « Nous voulons en profiter pour demander aux autorités de la Snel d’essayer de faire l’essentiel pour améliorer la desserte en électricité non seulement dans notre quartier mais un peu dans l’ensemble de la ville de Kinshasa ».
Martin Mudimbi est abonné de la Snel habitant la commune de Lemba, quartier Terminus. Il dépend de la cabine Kiyimbi. Il a commencé cette année 2026 sans électricité. « C’est depuis le 26 décembre 2025 que mon avenue n’a pas d’électricité (00:48). Il est question que les abonnés se débrouillent pour trouver des câbles pour réparer la panne. Au moment où je vous parle, il est minuit passé et qu’il n’y a pas d’énergie électrique. Pas d’électricité, nous ne sommes pas en mesure de suivre les matchs de la Coupe d’Afrique des Nations. Il est difficile de conserver nos provisions dans les congélateurs. C’est vraiment un calvaire ».
Martin Mudimbi a vécu ce calvaire tout au long de l’année 2025 comme pour les autres abonnés de la Snel de cette partie de la commune de Lemba. « Nous commençons l’année 2026 dans le noir et nous espérons que les choses finalement vont changer tout au long de cette année 2026 ».
Comme pendant le réveillon de Noël, « nous avons passé cette nuit sans électricité et cela dure en tout cas plusieurs semaines », s’est plaint Jean-Romance Mokolo qui habite le quartier Kingabwa Uzam dans la commune de Limete. Nous avons été servis en électricité vers 22 heures le 31 décembre 2025. C’était pratiquement un jeu de lumière. L’interruption de l’électricité est intervenue à zéro heure. Jusqu’à maintenant (5:52 du 1er janvier 2026).
« Nous sommes toujours dans le noir. Tout ce qu’on a gardé dans les congélateurs, je ne sais pas, si nous devons tout manger ou nous allons le jeter. C’est vraiment difficile. Nos appareils électroménagers sont devenus comme des objets décoratifs. Les abonnés de la Snel de son quartier n’ont pas d’électricité depuis plusieurs semaines.
« De fois, ma Snel nous alimente vers minuit et l’électricité est de très faible intensité, moins de 100 Volts. Même si vous utilisez les appareils de régulation d’électricité, ça ne marche pas. Pour nous, la Snel est en train de gâcher notre vie quotidienne. Elle ne fait pas son boulot. À la fin du mois, elle nous amène des factures qu’il faut payer. Je ne sais pas si ses factures sont devenues comme les impôts que nous payons. C’est vraiment très malheureux ».
Son souhait est que la Snel puisse faire son travail puis que « nous avons un contrat avec la Société nationale d’électricité de nous fournir l’électricité 24 heures sur 24 et après à la fin du mois, elle nous amène les factures que nous payons. On ne voit pas nous emmerder avec des factures sans que nous puissions avoir de l’électricité ».
Les petites activités commerciales sont pénalisées. Les ménages sont pénalisés. Les habitants du quartier Kingabwa Uzam ont du mal à repasser leurs habits. Dans ces conditions, ils ne sont pas en mesure de charger leurs téléphones. « La Snel devrait nous dire si elle n’est plus en mesure de nous fournir de l’électricité pour que nous puissions lever d’autres options. Sûrement, il faut recourir aux panneaux solaires qui coûtent énormément. Nous ne savons pas à quel Saint nous vouer. Nous sommes très déçus du service que nous rend la Snel ».
Dans la commune de Ngiri-Ngiri, les abonnés de la Snel ont assisté durant toute l’année 2025 avec impuissance aux coupures d’électricité tous les jours tout au long de l’année. « Nous avons été servis sans interruption de l’électricité durant une seule journée. C’était le 21 décembre 2025. Le lendemain, c’était la coupure pendant quatre ou cinq jours », s’est désolé Zacharie Mikunga. Et d’ajouter que « nous avions traversé l’année 2024 dans le noir et nous avions commencé l’année 2025 sans l’électricité. Nous venons de vivre la même situation. L’électricité interrompue la veille a été rétablie le 1er janvier 2026 à 00:17. Dans la journée, nous avons assisté à trois coupures d’électricité. Nous ne sommes pas sûrs que la desserte sera améliorée cette année. Les pouvoirs publics changent des comités de gestion de la situation et la desserte ne change pas ».
La Gazette du Continent
