« Aucun mensonge ne peut ni effacer, ni refaçonner l’Histoire, la vraie », a dit l’opposant Claudel Lubaya dans une tribune libre .
Organisée à l’initiative de la famille, l’exposition intitulée « Mobutu : une vie, un destin » a mis en lumière, à travers des photographies et des vidéos, la vie de l’ancien président qui a dirigé d’une main de fer la République du Zaïre pendant 32 longues années.

Cette exposition retraçant le parcours du maréchal a accueilli de nombreuses personnalités de premier plan, tout le gotha du monde politique, intellectuel et culturel , elle a réconcilié les Congolais et a mis en lumière un pan de leur histoire.

Pour l’opposant Claudel Lubaya, cette célébration heurte la conscience nationale, ravive les blessures causées par la dictature, les violations des droits de l’homme et le pillage des ressources ; on peut pas célébrer un dictateur . Il condamne un régime dictatorial qui a été marqué par la répression et la corruption
: » L’exposition consacrée à la vie de l’ancien président Mobutu au Musée national de la RDC révèle une défaillance persistante chez nos dirigeants et une partie de l’élite politique et intellectuelle : falsifier et manipuler notre histoire commune à des fins politiques. Cette altération de notre passé heurte profondément la conscience nationale.

Ni les images, ni les visites moins encore les impressions des visiteurs ne peuvent effacer ce que la mémoire historique et collective retient de Mobutu : un autocrate violent, un criminel dangereux dont le règne demeure une période sombre de l’histoire de notre pays.
Ses crimes de sang, ses crimes économiques, sa chute, sa fuite et sa mort en exil n’autorisent personne, au nom de la république, à célébrer sa vie mais plutôt à méditer sur celle-ci et ses conséquences sur notre destin collectif « .
Son père André Guillaume Lubaya et ses quatre compagnons d’infortune, ont été fusillés dans la nuit du 1er au 02 Mai 1968 au Camp TSHATSHI, par les militaires sous ordre du président Mobutu.
Selon le rapport de la Commission des assassinats de la Conférence nationale souveraine, ils ont été fusillés et leurs corps dépecés puis, jetés dans le fleuve, sur les berges de Kinsuka.
Jean-Claude Mombong Mass
