La République démocratique du Congo et les États-Unis ont fait le point sur les principaux projets de leur partenariat stratégique, notamment le Corridor de Lobito, le barrage hydroélectrique du Grand Inga et les initiatives liées aux minerais critiques.
Les deux parties se sont retrouvées jeudi 5 novembre 2026 à Paris, à l’occasion de la deuxième réunion du Comité de pilotage conjoint de cet accord, coprésidée par le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
La rencontre s’est tenue au George C. Marshall Center, un lieu emblématique où fut négociée la reconstruction de l’Europe après la Seconde Guerre mondiale. Neuf mois après la première réunion organisée à Washington, les délégations congolaise et américaine ont évalué l’état d’avancement des projets phares et examiné les prochaines étapes nécessaires à leur concrétisation.
Les discussions ont notamment porté sur le développement du Corridor de Lobito, dans son prolongement Dilolo–Sakania, le projet du Grand Inga, ainsi que les initiatives concernant le cuivre et le cobalt destinés au marché américain. Le cadre fiscal rénové a également figuré parmi les dossiers examinés.
Au-delà du suivi technique, Kinshasa entend donner à ce partenariat une portée économique plus large, qui dépasse la seule exploitation des ressources minières. L’objectif défendu par Daniel Mukoko Samba est de faire de cette coopération un levier de transformation de l’économie congolaise, à travers le développement des infrastructures, l’industrialisation, la transformation locale des ressources naturelles et la création d’emplois.
Le vice-Premier ministre a également insisté sur la nécessité de garantir la paix, la sécurité et le respect de l’intégrité territoriale de la RDC. Ces éléments constituent, selon lui, des conditions préalables à la mobilisation des investissements américains et à la réalisation effective des projets convenus.
Pour les autorités congolaises, l’enjeu est désormais de passer des accords signés aux investissements réels, avec des retombées concrètes pour la population. Cela implique notamment une meilleure disponibilité de l’électricité pour les ménages et les entreprises, le renforcement du contenu local et la création de nouvelles opportunités économiques.
À l’issue de cette deuxième réunion, l’ambition affichée est de faire aboutir les engagements pris dans le cadre de ce partenariat stratégique. Son succès devra ainsi se mesurer à la réalisation effective des projets, aux emplois créés, à la transformation de l’économie nationale et au rétablissement de la paix sur l’ensemble du territoire congolais.
Tenplar Ngwadi
