La lutte contre les arrestations arbitraires revient au centre des préoccupations judiciaires en République démocratique du Congo. Le procureur général près la Cour de cassation, Firmin M’vonde Mambu, entend remettre de l’ordre dans certaines pratiques judiciaires, notamment les interpellations et les détentions qui ne respecteraient pas les procédures légales.
À travers ses différentes instructions, le haut magistrat rappelle que la privation de liberté ne peut être décidée en dehors du cadre prévu par la loi. Les magistrats du ministère public sont ainsi appelés à faire preuve de rigueur et de responsabilité dans l’exercice de leurs fonctions.
Cette démarche intervient dans un contexte où les arrestations jugées abusives et les détentions prolongées sans justification suffisante suscitent régulièrement des préoccupations au sein de l’opinion publique.
Toutefois, au-delà des instructions et des déclarations, le véritable défi reste leur application sur le terrain. Le respect des droits fondamentaux, la présomption d’innocence et les garanties d’un procès équitable doivent constituer des exigences permanentes de l’appareil judiciaire.
« Que toutes les arrestations et toutes les détentions puissent être contrôlées par les hauts magistrats que nous sommes. Nous allons partager quelques pratiques et formuler des recommandations pour voir dans quelle mesure nous pouvons mettre fin à ce qu’on a l’habitude d’appeler des arrestations arbitraires ou des arrestations pour des faits bénins », a déclaré Firmin Mvonde.
La question demeure donc entière : cette initiative permettra-t-elle de mettre durablement fin aux arrestations arbitraires en RDC ?
Jean-Claude Mombong Mass
