La République démocratique du Congo a porté, le 21 juillet, la voix du Groupe A3 du Conseil de sécurité des Nations unies, composé de la RDC, du Libéria et de la Somalie, lors d’une séance consacrée à la situation en Haïti.
S’exprimant au nom de ce groupe, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Thérèse Kayikwamba Wagner, a plaidé pour une réponse internationale plus efficace face à la crise que traverse ce pays des Caraïbes.

Devant le Conseil de sécurité, la cheffe de la diplomatie congolaise a salué les efforts engagés dans le cadre de la transition politique haïtienne, tout en rappelant que la dégradation persistante de la situation sécuritaire exige des actions concrètes de la communauté internationale.
Au nom du Groupe A3, elle a insisté sur la nécessité de lutter contre l’insécurité provoquée par les gangs armés, tout en accordant une attention particulière à la protection des populations civiles, notamment des enfants, particulièrement exposés aux violences.
La ministre d’État a également défendu une approche globale de la crise, estimant que les réponses sécuritaires doivent être accompagnées de mesures en faveur de la justice, de l’action humanitaire et du développement durable. Selon cette vision, la restauration de la stabilité passe aussi par le renforcement des institutions, la formation des forces de sécurité, le fonctionnement de la justice et l’amélioration des infrastructures.
Dans cette perspective, la RDC a soutenu l’accélération du déploiement de la force internationale chargée d’appuyer les autorités haïtiennes dans la lutte contre les groupes armés, considérant que la solidarité internationale doit se traduire par des actions concrètes sur le terrain.

À travers cette intervention, la République démocratique du Congo a également réaffirmé la solidarité du Groupe A3 avec le peuple haïtien. Forte de son expérience face aux défis liés aux conflits, aux transitions politiques et à la consolidation de la paix, elle a mis en avant la contribution que les pays africains peuvent apporter aux débats internationaux sur les crises sécuritaires.
Cette prise de position illustre la volonté de la RDC, qui assure la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies durant le mois de juillet, de contribuer activement aux réflexions sur les grands enjeux internationaux et de promouvoir une approche fondée sur des réponses concertées, durables et adaptées aux réalités des pays confrontés aux crises.
Tenplar Ngwadi
