Le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, a plaidé en faveur de la révision de l’article 81 de la loi n°18/035 du 13 décembre 2018 fixant les principes fondamentaux relatifs à l’organisation de la santé publique. Il a exprimé son soutien à la proposition de loi portée par le député national Olivier Kabeya, lors d’une matinée d’échanges organisée par l’Association des Femmes Juristes Congolaises (AFEJUCO).
Cette rencontre a réuni des parlementaires, des juristes ainsi que des professionnels de santé autour des enjeux liés à la santé reproductive.

Au cours de son intervention, Jacques Djoli Eseng’ekeli a estimé que la révision de l’article 81 permettrait d’adapter la législation aux réalités du système de santé congolais, notamment en assouplissant les conditions applicables à certaines méthodes de contraception, conformément à la proposition de loi défendue par Olivier Kabeya.
Le rapporteur de l’Assemblée nationale a également relevé le décalage entre certaines dispositions légales et les réalités du terrain. Il a notamment évoqué la pénurie de médecins spécialistes, les difficultés d’accès aux soins ainsi que l’insuffisance des infrastructures sanitaires, particulièrement dans les zones rurales.

S’appuyant sur le droit à la santé consacré par l’article 47 de la Constitution, Jacques Djoli Eseng’ekeli a assuré qu’il mettra tout en œuvre pour que cette proposition de loi soit inscrite à l’ordre du jour dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire.
« Je vais faire de mon mieux pour que, dès le début de la session, nous puissions aligner cette loi », a déclaré le rapporteur de l’Assemblée nationale, réaffirmant son engagement en faveur de l’examen de ce texte par les députés nationaux.
Tenplar Ngwadi
