L’ancien Premier ministre de la République centrafricaine, Martin Ziguélé, apporte son soutien à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Pour lui, cette candidature dépasse largement le cadre d’une ambition diplomatique personnelle et constitue un symbole fort pour les peuples marqués par les conflits, l’instabilité politique et les crises humanitaires.
Originaire d’un pays ayant subi de longues années de guerre et de fragilité institutionnelle, Martin Ziguélé estime que l’accession d’un dirigeant africain expérimenté à la tête de l’ONU pourrait contribuer à remettre au centre des priorités internationales des enjeux majeurs tels que la paix, la sécurité, le développement durable, la souveraineté économique, la dette africaine, la lutte contre le terrorisme et les défis climatiques.
L’expérience d’un homme d’État au service du multilatéralisme
Selon Martin Ziguélé, la candidature de Macky Sall intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des crises et des tensions géopolitiques. Elle reflète le parcours d’un homme d’État rompu aux mécanismes de gouvernance et aux négociations internationales. Fort de plusieurs décennies d’expérience dans les hautes fonctions publiques, Macky Sall a successivement occupé les postes de haut fonctionnaire, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale puis président de la République. Son parcours lui confère, selon son soutien, une connaissance approfondie des rouages de l’État ainsi qu’une solide maîtrise des processus de dialogue et de décision à l’échelle internationale.
Une vision fondée sur l’inclusion et le dialogue
Dans ses différentes interventions, Macky Sall a défendu une vision axée sur l’inclusion, l’équité et la coopération entre les nations. Martin Ziguélé souligne que l’ancien chef de l’État sénégalais s’appuie sur une riche expérience acquise au contact des dirigeants africains, des membres du G20 et de nombreux partenaires bilatéraux et multilatéraux.
À ses yeux, cette capacité à créer des passerelles entre les peuples et les cultures constitue un atout majeur dans un monde confronté à des divisions croissantes. « À une époque où les murs se multiplient, il privilégie le dialogue à l’affrontement et la concertation à l’isolement », résume-t-il.
Des réponses aux grands défis mondiaux
Lors de ses échanges autour de sa candidature, Macky Sall a mis l’accent sur plusieurs dossiers majeurs qui préoccupent la communauté internationale. Parmi eux figurent la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, le changement climatique, les conflits au Soudan et au Moyen-Orient, la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la protection des droits humains, la lutte contre le terrorisme ainsi que la gouvernance de l’intelligence artificielle.
Pour lui, ces crises ne relèvent plus de situations temporaires mais traduisent des mutations profondes qui exigent un multilatéralisme renforcé, fondé sur la responsabilité collective et la coopération internationale.
Un signal fort pour l’Afrique et sa jeunesse
Pour Martin Ziguélé, une éventuelle nomination de Macky Sall à la tête des Nations Unies enverrait également un message fort à la jeunesse africaine et mondiale. Elle illustrerait une plus grande représentativité au sein des institutions internationales et renforcerait les perspectives liées à l’emploi, à l’entrepreneuriat, à la formation et à l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants responsables. Au-delà de la symbolique, cette candidature incarne, selon lui, la volonté de construire une ONU plus efficace, plus juste et davantage connectée aux réalités vécues par les populations.
Une gouvernance mondiale tournée vers la paix et le développement
Pour les peuples d’Afrique centrale, souvent confrontés aux conséquences des conflits armés et de l’instabilité politique, la candidature de Macky Sall représente l’espoir d’une gouvernance mondiale davantage orientée vers la prévention des crises, la justice internationale et le développement humain durable.
Martin Ziguélé considère ainsi que soutenir cette candidature revient à défendre les valeurs de paix, d’équité, de dialogue et de solidarité internationale. Une vision qui, selon lui, permettrait à l’Afrique de jouer pleinement son rôle dans la construction d’un ordre mondial plus équilibré et plus humain.
La Gazette du Continent
