La ville de Beni s’est réveillée sous le choc ce mercredi 6 mai 2026 matin après la profanation de la Paroisse Saint-Gabriel de Beni Malepe, survenue dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026. Selon des sources locales concordantes, des individus non identifiés se sont introduits dans l’enceinte de l’église après avoir creusé un passage à travers l’un des murs, avant de commettre leur forfait.
Parmi les biens emportés figurent des éléments d’une grande valeur spirituelle pour la communauté catholique, notamment l’Eucharistie, considérée comme le corps du Christ, des aubes de prêtres ainsi que plusieurs objets liturgiques.
Cet acte est perçu comme une profanation grave par les fidèles, au regard de la symbolique religieuse des objets dérobés.
Cet incident intervient dans un climat d’insécurité persistant dans la région de Nord-Kivu, où plusieurs cas d’attaques visant des lieux de culte et des responsables religieux ont été signalés ces derniers mois, notamment dans les provinces voisines de l’Ituri et du Nord-Kivu.
À ce stade, aucune revendication n’a été formulée et les auteurs de cet acte restent inconnus. Les circonstances exactes du cambriolage font l’objet de vérifications par les autorités locales.
Dans la communauté locale, cet événement suscite inquiétude et indignation. Plusieurs voix appellent au renforcement des mesures de sécurité autour des lieux de culte, considérés comme des espaces sensibles.
La profanation de la paroisse Saint-Gabriel de Beni Malepe relance le débat sur la protection des institutions religieuses dans les zones en proie à l’insécurité, alors que les fidèles attendent des mesures concrètes pour prévenir de tels actes.
Magloire Mutulwa
