À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque 3 mai sous le thème « Façonner un avenir de paix », le président national de l’Union nationale des caméraman du Congo (UNCC), Merlin Meyi Kamalandua, a livré une déclaration marquée par un appel à la responsabilité professionnelle.
S’exprimant au nom de son organisation, il a souligné que, dans le contexte actuel de la République Démocratique du Congo, caractérisé par des défis sécuritaires persistants à l’Est et une recrudescence de la désinformation, le rôle des cameramen dépasse largement celui de simples techniciens. « La paix se construit aussi par l’image », a-t-il insisté, rappelant l’impact considérable des contenus visuels sur l’opinion publique.
Le président de l’UNCC a salué la volonté politique du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de la liberté de la presse, ainsi que son attention envers les professionnels des médias. Il a également rendu hommage à l’engagement du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, dans la lutte contre la désinformation, notamment face à ce qu’il qualifie de « poison rwandais ».

Selon Merlin Meyi Kamalandua, le caméraman est aujourd’hui « un témoin de la vérité, un acteur de la stabilité et un artisan de la paix ». Dans un pays en tension, a-t-il expliqué, une image peut soit apaiser soit attiser les conflits, soit unir soit diviser. Face à ces enjeux, il a rappelé la ligne directrice de l’UNCC de « ne vendre que l’image positive de la République démocratique du Congo ». Une orientation qui, selon lui, implique de valoriser la résilience du peuple congolais, de préserver la dignité nationale et de rejeter toute manipulation ou instrumentalisation des images au détriment de la patrie.
Par ailleurs, l’organisation a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), promettant de continuer à documenter leur bravoure et à défendre la vérité sur le terrain. S’adressant directement aux professionnels de l’image, le président de l’UNCC a insisté sur leur responsabilité historique qui est de « filmer, c’est choisir ; montrer, c’est orienter ; informer, c’est bâtir la paix ».
Il a ainsi appelé chaque cameraman à exercer son métier avec conscience, loyauté et sens du devoir. Clôturant son message, Merlin Meyi Kamalandua a formulé un triple vœu : la préservation de la liberté de la presse, l’avènement d’une presse responsable et le rayonnement de la République démocratique du Congo.
La Gazette du Continent
