La République Démocratique du Congo (RDC) a mis en lumière son immense potentiel hydroélectrique et sa stratégie de développement énergétique lors du Forum Invest in African Energy 2026, qui s’est tenu à Paris ce mercredi 22 avril 2026. Cette plateforme de référence a réuni gouvernements, investisseurs et industriels autour des enjeux cruciaux de financement et de sécurité énergétique sur le continent.
Le Ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a participé activement au panel ministériel, où il a fait une annonce majeure. Selon une étude récente réalisée par le cabinet ARTELIA, financée par la Banque mondiale, le potentiel hydroélectrique de la RDC est désormais estimé à 167 000 mégawatts (MW), répartis sur environ 3 350 sites à travers l’ensemble du territoire national.

Le Ministre a toutefois rappelé que, pour la RDC, l’enjeu principal n’est plus seulement l’existence de ce potentiel, mais bien sa transformation en capacité effective de production.
Face à cet enjeu, la RDC a clairement affirmé sa position : accélérer la matérialisation des projets en cours et la finalisation des réformes, telles qu’inscrites dans le #CompactEnergie. Kinshasa privilégie non pas de simples investisseurs, mais de véritables « partenaires de transformation », capables d’accompagner le pays dans sa vision de développement.

Dans cette optique, le Ministre Sakombi Molendo a réaffirmé le rôle structurant du projet Inga, qu’il a désigné comme le pilier de la stratégie énergétique nationale. Parallèlement, il a mis l’accent, à court et moyen terme, sur la concrétisation de projets d’envergure tels que Pioka (6 450 MW), Katende (64 MW) et Tshopo I & II (40 MW). Ces initiatives visent notamment à accompagner la croissance de l’industrie minière et à soutenir la transformation locale des ressources, éléments clés de la stratégie économique congolaise.
Tenplar Ngwadi
