Le prix du ciment gris connaît une hausse progressive depuis le début de l’année 2026 à Kiwanja, dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette situation affecte particulièrement les ménages engagés dans des travaux de construction.
Selon les informations recueillies localement, le sac de ciment est passé d’environ 11,5 dollars américains au début de l’année à près de 14 dollars actuellement. Une évolution marquée par plusieurs paliers intermédiaires, notamment 12 et 13 dollars.
Cette augmentation est attribuée en grande partie à la rareté du produit sur le marché d’approvisionnement en Ouganda, principal fournisseur pour cette zone frontalière.
Au fil du premier trimestre 2026, cette tension sur l’offre s’est traduite par une hausse continue des prix, sans stabilisation notable jusqu’à présent.
Pour les habitants de Kiwanja, interrogés par le journaliste local Dieumerci Mumbere, cette situation constitue un frein aux projets de construction. Plusieurs témoignages évoquent des chantiers ralentis, voire suspendus, en raison de la hausse des coûts. Au-delà du cas local, cette tendance s’inscrit dans un contexte plus large de fluctuations des prix des matériaux de construction dans plusieurs régions du pays.
Des facteurs comme les contraintes logistiques, la dépendance aux importations et l’évolution des coûts de transport contribuent également à cette dynamique.
Dans le territoire de Rutshuru, la situation sécuritaire et les difficultés d’acheminement des marchandises pourraient accentuer davantage ces hausses, selon des acteurs du secteur. À court terme, l’évolution du marché dépendra notamment de la disponibilité des stocks dans les circuits d’approvisionnement régionaux et de la stabilisation des flux commerciaux transfrontaliers.
Magloire Mutulwa
