La Société civile du Congo tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie de « crise silencieuse » de santé mentale dans la ville de Butembo, à la suite du décès d’une jeune fille retrouvé pendue dans la nuit du 20 avril 2026.
Le drame s’est produit dans la cellule Mondo, quartier Bwinyole, en commune de Kimemi. Selon les premières informations disponibles, les circonstances exactes de ce décès ne sont pas encore établies.
Dans une réaction rendue publique le 21 avril, la coordination urbaine de la société civile évoque une situation préoccupante, marquée par des tensions sociales et psychologiques croissantes au sein de la population.
Son coordonnateur, Célestin Thasihalia, appelle à l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur les faits et d’établir d’éventuelles responsabilités. Au-delà de ce cas, la structure met en garde contre une détérioration progressive du bien-être mental, qu’elle estime insuffisamment prise en compte dans les réponses publiques.
La Société Civile invite la population à accorder davantage d’attention à la gestion des émotions, dans un contexte jugé difficile sur le plan sécuritaire et socio-économique. Elle recommande également le recours aux professionnels de la santé mentale pour prévenir d’éventuels drames similaires.
Dans cette ville du Nord-Kivu, les acteurs communautaires soulignent l’importance de renforcer les mécanismes de soutien psychologique et d’accompagnement social. À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite par les autorités locales sur cette affaire, tandis que les appels à la vigilance et à la prise en charge des troubles psychologiques se multiplient.
Magloire Mutulwa
