La Police nationale congolaise (PNC), à travers le Commissariat provincial du Haut-Katanga et le groupe de la Police de circulation routière (PCR) de Lubumbashi, a édicté une série de règles dites « d’or » visant à encadrer strictement l’interpellation des usagers de la route.
L’objectif est de renforcer la discipline, humaniser les interventions et limiter les abus sur la voie publique.
Courtoisie et professionnalisme au cœur de l’intervention
Selon ces directives établies le commissaire supérieur Claude Mpalanga Kayombo, Commandant debla PCR ville de Lubumbashi, tout agent est tenu de justifier clairement le motif de l’interpellation auprès du contrevenant. Les policiers sont également appelés à faire preuve de courtoisie, de professionnalisme et à éviter toute forme de brutalité. Il leur est en outre interdit de conduire eux-mêmes le véhicule intercepté, sauf en cas exceptionnel. En cas de résistance du contrevenant, les éléments de la PCR doivent impérativement se référer à leur hiérarchie, plutôt que d’agir de manière isolée.
Lutte contre les pratiques abusives
Le document insiste sur l’interdiction formelle de toute transaction financière sur la voie publique, une pratique souvent dénoncée. L’usage des herses, communément appelées « Nteta » ou « Mbasu », est également proscrit, sauf lors d’opérations spéciales. Par ailleurs, avant toute amende, l’officier de police judiciaire (OPJ) est tenu d’établir un procès-verbal d’audition suivi d’une proposition d’amende transactionnelle, conformément à la procédure.
Horaires et catégories spécifiques
Les nouvelles règles interdisent l’interpellation des véhicules à certaines heures de la journée, notamment avant 7h30, entre 12h00 et 13h00, et après 16h00, sauf en cas d’accident. Le texte recommande également de tenir compte du rang social de certains usagers, tels que les autorités politiques, administratives, judiciaires, religieuses, ainsi que des professionnels comme les médecins, journalistes en service ou encore les forces de sécurité.
Discipline et usage proportionné de la force
Enfin, les policiers sont appelés à garder leur sang-froid en toutes circonstances, à demeurer calmes et à faire preuve de retenue. Si la fermeté est exigée, l’usage de la force ne doit intervenir qu’en cas de nécessité absolue, de force majeure ou de légitime défense. Ces mesures, signées à Lubumbashi par le commandement de la PCR, traduisent la volonté des autorités policières de restaurer la confiance entre les agents de circulation et la population, tout en réaffirmant que la force doit rester au service de la loi.
La Gazette du Continent
