Le Coordonnateur et porte-parole de « Plus Jamais Ça, ASBL », une structure de la société civile, Félix Kalala est revenu sur une page sensible de l’histoire congolaise, en évoquant la reconnaissance d’actes assimilés à une épuration ethnique dans l’espace du Grand Katanga durant le régime du Maréchal Mobutu.
Selon Félix Kalala, les événements survenus dans l’ancien Grand Katanga sous le régime de Mobutu Sese Seko méritent d’être reconnus et analysés avec lucidité. Il fait référence aux tensions et violences intercommunautaires qui ont marqué cette période, notamment à l’encontre de certaines populations perçues comme “étrangères” dans la région.
La question de la mémoire et de la justice
Félix Kalala insiste sur la nécessité de documenter ces faits et de les inscrire dans la mémoire collective nationale. Pour lui, parler d’“épuration ethnique” n’est pas anodin, mais participe d’un devoir de vérité historique, indispensable à toute démarche de réconciliation. Il estime que la reconnaissance de ces épisodes permettrait non seulement d’honorer les victimes, mais aussi de prévenir la résurgence de telles pratiques.
Un débat sensible dans l’espace public
Ces déclarations relancent un débat souvent délicat en République Démocratique du Congo, où les questions identitaires et les mémoires régionales restent sensibles. La période du régime de Mobutu Sese Seko continue de susciter des lectures contrastées, entre stabilité politique revendiquée et accusations de violations des droits humains.
Si aucune reconnaissance officielle formelle n’a encore été actée par les institutions, les propos de Félix Kalala pourraient raviver les discussions sur la nécessité d’un travail de mémoire approfondi, voire d’un processus de vérité et réconciliation adapté au contexte congolais.
Dans un pays marqué par des crises récurrentes, cette démarche pourrait constituer, selon certains observateurs, une étape importante vers une cohésion nationale durable.
La Gazette du Continent
